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Forza Motorsport 3: Sortir de l'ombre de Gran Turismo

Le premier Forza Motorsport avait causé une petite commotion il y a quatre ans en battant Gran Turismo sur son propre terrain grâce à une meilleure intelligence artificielle, des carrosseries personnalisables, une reproduction plus réaliste des conditions et des résultats de course, et, enfin, une sélection de pistes plus intéressante.

Mais ce succès critique du simulateur de conduite de Microsoft, répété avec son successeur sur la Xbox 360, ne l’a pas élevé au statut mythique où trône toujours la série de Sony. Ça pourrait changer avec Forza Motorsport 3, qui arrive en piste cette semaine.

L’accessibilité d’abord
Le principe est connu : on démarre avec une voiture modeste, puis, au fil des courses et des gains accumulés, on peut modifier son bolide et en acquérir de nouveaux. Ça va de la modeste Yaris à des brutes comme la Nissan Skyline ou la Ferrari F40, en passant par les muscles cars américains ou les dévoreuses d’autobahns allemandes : 400 modèles en tout.

Là où Forza 3 se démar­que, c’est par un net parti pris pour l’accessibilité. Vous ne voulez pas vous casser la tête à savoir si vous devez changer le silencieux plutôt que la transmission? L’ordina­teur vous propose une configuration optimale, au toucher d’un bouton.

Ce parti pris pour l’accessibilité se retrouve partout, depuis l’interface simplifiée et d’une grande élégance jusqu’à l’ajout d’une fonction «rewind». Virage mal négocié? Tamponnage? Frei­nage tardif qui se termine dans le gravier? Il n’y a qu’à appuyer sur la touche «back» pour revenir quelques secon­des en arrière. Ce petit ajout change complètement la façon de courir,  puisqu’on sera tenté de prendre davantage de risques ou, plus simplement, parce qu’une cour­se de six tours ne sera plus sabotée par un moment d’inattention.

Les puristes pourront s’en passer, et c’est ce qui fait la plus grande force de Forza 3 : le gain en accessibilité n’est pas fait au détriment de la profondeur, qui ne demande qu’à être exploitée. Elle n’est simplement plus imposée.

Comme pour ses prédécesseurs, la conduite est irréprochable, et les différentes aides peuvent être ajustées en fonction des préférences. La pratique fera d’ailleurs qu’on les délaissera graduellement, comme les roues d’enfant pour les vélos.

Le visuel est très correct, même s’il pourrait bénéficier d’un petit «oumpf» du côté des décors, et malgré quelques crénelages. Des détails.

Si Sony continue à reporter Gran Turismo 5 de façon répétée, il pourrait ne plus y avoir beaucoup de monde pour l’attendre.

Forza Motorsport 3 (X360)
1-2 joueurs (2-8 en ligne)
Pour tous
Texte et voix en français
65 $

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