Techno

Vevo: un site gratuit spécialisé en vidéoclips arrive au Canada

Depuis 20 heures hier, les
Canadiens ont accès à Vevo, un site servant de plateforme
spécifiquement dédiée à la diffusion de vidéoclips. Pourtant considéré
comme étant l’un des concurrents, Google a tendu la main à Vevo en
partageant la technologie sur laquelle se base YouTube et le trafic
massif généré par son site d’écoute de vidéos à la demande.

Pour l’instant, les internautes ont accès au
catalogue de clips musicaux de Sony-BMG, Universal, EMI et de quelques
maisons indépendantes. Le contenu retrouvé sur Vevo sera strictement professionnel, les internautes ne pourront pas y envoyer leurs vidéoclips maison.

Un moteur de recherche autorise les requêtes en fonction du nom de
l’artiste ou du groupe, de la chanson ou de la liste de lecture. De
plus, les contenus les plus populaires ou récemment ajoutés sont
facilement trouvables par l’intermédiaire de l’une des catégories
suivantes: clips, artistes, genres, listes d’écoute ou canaux de
transmission.

Le site de clips musicaux Vevo est la propriété des principales
industries du disque, Universal Music, Sony Music Entertainment et
d’Abou Dhabi Music Company, une société publique émiratie. Leur vision
est de faire de Vevo, le site musical le plus consulté du Web ou en
d’autres mots, le «MTV du Web», comme le souhaite Doug Morris, grand
patron de Universal Music.

Pour mener à terme cet ambitieux projet, le très populaire site
Last.fm (propriété de CBS) y sera annexé dans un court terme.
D’ailleurs, les programmes – concerts en direct, entrevues, etc. – des
90 stations de radio de CBS s’ajouteront au contenu de Vevo dès 2010.

Vevo sera un site de consultation gratuit, mais les propriétaires
misent sur les revenus publicitaires pour générer des profits.
Plusieurs annonceurs se sont déjà annoncés, tels AT&T, McDonald’s,
Master Card, etc. Cependant, ces profits seront partagés en parts
égales avec les partenaires associés au projet, contrairement à
YouTube.

Le site Vevo devrait améliorer la situation inconfortable des
industries du disque en leur faisant tirer un meilleur parti du Web.
Jusqu’à maintenant, elles subissent une baisse des ventes de disques
allant de 10 à 20 % chaque année.

Lire aussi: YouTube vogue vers la rentabilité?

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