Déficit d'un million d'acheteurs de téléchargements musicaux en 2009
Qu’est-ce qui peut expliquer
qu’un million d’acheteurs de contenus musicaux aient déserté les
boutiques de téléchargement en ligne en 2009, comparativement à 2008?
Un changement dans les habitudes de consommation des passionnés de
musique plus âgés, explique le Goupe NPD.
D’après Russ Crupnick, un analyste chez NPD,
la perte du nombre de consommateurs remarquée dans les boutiques de
musique en ligne est attribuable aux internautes plus âgés, d’abord
excités par la nouveauté de ce service de téléchargement en ligne.
D’abord excités par la nouveauté du service de téléchargement
musical en ligne, ces consommateurs à la tranche d’âge élevée dans la
pyramide démographique auraient commencé à fréquenter les boutiques en
ligne vers 2007 et 2008, avant de perdre tout intérêt par la suite.
D’ou la chute du nombre d’acheteurs virtuels observée en 2009.
Un analyste de NPD a donné le mot d’ordre, soit «Pas de panique»,
aux chefs d’entreprises relatives aux secteurs de la musique et de la
technologie, réunis dans le cadre de la conférence de la Digital Music
East. En effet, les téléchargements musicaux ont toujours la cote chez
les internautes.
La moyenne du montant dépensé annuellement par un internaute a subi
une hausse qui fera sourire les chefs d’entreprise du secteur de la
musique: il est passé de 33 $ à 50 $. Ainsi, le nombre d’acheteurs en
ligne est en baisse, mais le montant accordé à l’achat de musique en
ligne est en constante progression.
M. Crupnick a aussi profité de toute cette attention pour être
généreux en conseils: «Si j’étais à la tête d’une maison de disque, la
première chose que je ferais est d’engager un expert du marketing de
Colgate ou de Kraft, des experts en persuasion. Les consommateurs
doivent être incité activement à venir essayer les services que vous
offrez». De plus, il suggère de regrouper certains titres en forfaits
du genre 3 chansons pour 1 $.
Le NPD Group est le chef de file en recherche sur les habitudes des consommateurs et la vente au détail.