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Rocco Placentino: quand passion devient carrière

Après une carrière de joueur professionnel en Italie et au Québec, Rocco Placentino s’engage désormais auprès des jeunes. Il est actuellement directeur sportif du CS Saint-Laurent. Photo: David Flotat/Métro

La 100e victoire du CF Montréal au Stade Saputo le 23 avril a revêtu une importance particulière pour le prairivois d’origine et ancien joueur du Saint-Léonard FC Rocco Placentino. Auteur du premier but de l’Impact au Stade Saputo en 2008, l’actuel directeur sportif du CS Saint-Laurent revient avec Métro sur une carrière bien remplie, et sur la transmission de valeurs aux jeunes à travers le sport.

Rocco Placentino a beau répéter que le soccer est sa vie, on ne peut que le constater lorsqu’il nous en parle.

Le prairivois d’origine italienne affirme avoir commencé sa carrière amatrice dès l’âge de trois ans, grâce à sa famille qui a «le soccer dans les gênes». Très tôt, le jeune Rocco commence à rêver grand.

«J’ai de la chance d’avoir mon père et mon grand frère qui m’ont transmis l’amour de ce sport. Déjà, à cet âge, le soccer était ma vie, et ça l’est toujours. Je l’ai toujours dit – et c’est même dans mon album de finissant – que je voulais être footballeur professionnel.»

À la conquête d’un rêve

Évoquant son déménagement en Italie à l’âge de 16 ans pour suivre son rêve, Rocco se remémore une expérience difficile, mais un sacrifice nécessaire.

«Dans le temps, il y avait une grande différence entre l’Europe et le Québec, puisqu’il n’y avait pas beaucoup de sports-études ou de programmes de formation en soccer. En Italie, le «foot», c’est une religion. J’ai donc décidé de partir», partage le Montréalais.

Les sacrifices et l’implication constante pour suivre une telle vie, c’est sûr que ce n’est pas facile. À 16 ans, tu es encore un enfant. Ma famille et mes amis m’ont beaucoup manqués, mais ça m’a permis de grandir et d’être autonome.

Rocco Placentino, directeur sportif du CS Saint-Laurent et ex-joueur de l’Impact de Montréal.

Après un court passage à l’Impact de Montréal de 2000 à 2002, Rocco repart ensuite à la conquête de l’Europe, où il connaîtra une prolifique carrière de 9 ans dans des clubs de deuxième et troisième division italienne.

Retour au Québec

Puis, au crépuscule de sa carrière, Rocco Placentino revient «à la maison», au Québec, où il signe avec l’Impact de Montréal pour trois saisons.

«J’ai décidé de revenir au Québec en 2008, car l’Impact devenait de plus en plus prestigieux, avec un nouveau stade et un projet sérieux», raconte-t-il.

L’après-midi du 8 juin 2008, c’est d’ailleurs lui qui marque le tout premier but de l’Impact au Stade Saputo. Un but symbolique pour les partisans, mais surtout, un moment très spécial pour Rocco.

«Oui, c’était le premier but dans le Stade Saputo, mais pour moi, c’était encore plus que ça car je suis né à Rivière-des-Prairies, et j’ai grandi ici au sein de cette communauté. Marquer un but devant tous mes partisans, ma famille, mes amis, c’était comme dans un rêve.»

En 2013, le n°9 rejoindra finalement ses anciens coéquipiers de l’Impact pour une ultime année de plaisir au Saint-Léonard FC.

«J’ai pu retrouver Sando Grande, Hicham Aâboubou, et notre ancien coach Andrea Di Pietrantonio. C’était une année spéciale où on a eu énormément de plaisir», se remémore-t-il.

Le soccer comme vecteur de valeurs

L’ancien milieu de terrain occupe le poste de directeur technique du CS Saint-Laurent depuis 2012.

«J’aime le sport et travailler avec les jeunes. Je suis très heureux de redonner quelque chose à la communauté à travers ma passion.»

Mon but, c’est de mettre un sourire sur le visage de tous les jeunes qui pratiquent ce sport-là. Ç’a toujours été mon objectif. Après, s’il y en a qui ont les capacités d’aller en pro, ce n’est qu’un bonus.

Rocco Placentino, directeur sportif du CS Saint-Laurent et ex-joueur de l’Impact de Montréal.

Pour Rocco, le sport représente un moyen de transmettre des valeurs positives et de rassembler la jeunesse.

«Ce qui est très spécial avec le sport, c’est qu’il est universel. Ici, au CS Saint-Laurent, on a plus de 160 nationalités qui se côtoient. Chaque jeune se crée des amis d’origines différentes. Pour cette raison, je pense que le soccer va continuer de grandir au Québec», conclut-il.

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