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Abraham Lincoln: Vampire Hunter, l’homme avant la légende

Photo: 20th Century Fox
Michelle Castillo - Metro World News

Dans une prémisse complètement déjantée, Abraham Lincoln devient un chasseur de vampires…

Même si Abraham Lincoln: Vampire Hunter (Abraham Lincoln : chasseur de vampires) ajoute des faits complètement grossiers à la «vraie» vie du 16e président américain, il était important pour l’auteur et scénariste Seth Grahame-Smith que les détails historiques du film soient le plus justes possible.

«Au début du film, on affirme que l’histoire préfère les légendes aux hommes, explique Grahame-Smith. C’est vrai. Nous avons fait de Lincoln une légende, et nous avons oublié qu’il était d’abord et avant tout un homme. Le livre et le film présentent davantage l’homme que le mythe.»

Dans le film, basé sur le livre de Grahame-Smith, Abraham Lincoln tente d’exterminer des vampires qui veulent envahir les États-Unis.

Bien que le titre soit totalement absurde, la distribution et l’équipe de tournage insistent pour dire que là s’arrête la blague. Plutôt que de faire une parodie de l’histoire américaine, le film met l’accent sur les traits de Lincoln qui ont fait de lui un être humanitaire.

Le producteur Tim Burton et le réalisateur Timur Bekmambetov (Wanted) ont utilisé la guerre de Sécession pour montrer comment un petit homme peut devenir un personnage plus grand que nature. Pour Bekmambetov, ce film est d’abord et avant tout à propos du gars ordinaire qui est devenu le président Lincoln et de ses motivations personnelles qui lui ont permis de changer le cours de l’histoire. Le réalisateur parle même d’un film de superhéros.

«Ce n’est pas un film de vampires, dit Bekmambetov. Le fait de voir et de comprendre à l’écran qu’un jeune homme devient Lincoln est l’effet spécial le plus puissant du film à mon avis.»
Grahame-Smith acquiesce.

«C’était génial d’avoir un réalisateur russe à la barre du film, indique l’auteur. Timur n’avait pas de bagage émotionnel lié à l’histoire et au personnage. Il était plus facilement capable de voir l’homme derrière le héros.»

Toujours dans l’esprit de vouloir offrir aux spectateurs l’expérience historique la plus juste possible, l’équipe a choisi de tourner le film en 3D, après avoir trouvé, pendant ses recherches, des photos 3D de l’époque de la guerre de Sécession. Bekmambetov a voulu transporter le public au cœur de l’action. «Après avoir découvert les photos, nous savions que c’était la meilleure façon de faire», souligne le producteur Tim Burton.

Malgré tous ces éléments historiques, difficile de nier que le film fait jaser parce que Lincoln manie la hache avec brio et qu’il peut découper la tête de ses ennemis d’un coup de poignet. C’est cet élément incongru qui rend le projet unique. «Personne n’a fait ce genre de film auparavant, concède Bekmambetov. Le public pourra difficilement nous reprocher d’avoir fait du déjà-vu!»

Abraham Lincoln : Vampire Hunter
En salle dès vendredi

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