Une véritable ode au cheval
Les fougueux chevaux et acrobates de Cavalia sont de retour à Laval pour présenter Odysséo en reprise, une production où l’art équestre et la technologie de fine pointe fusionnent.
Sous le plus grand chapiteau mobile du monde, qui culmine à 36 mètres, les spectateurs et les grandes célébrités québécoises ont été conviés jeudi à la première médiatique, où ils ont pu assister aux prouesses de 67 chevaux et de 46 artistes.
Au fil des tableaux, on peut entendre des exclamations des spectateurs, s’extasiant devant les exercices de haute voltige des acrobates, qui, malgré leurs exploits, ne volent pas la vedette aux magnifiques chevaux qui se plient à toutes sortes d’acrobaties. Le décor évoquant parfois une vaste colline, une toundra ou une savane alimente l’effet spectaculaire avec les projections de l’écran géant, trois fois la taille d’un écran IMAX.
La finale de cette ode au cheval se termine avec la cavalière Élise Verdoncq, qui offre un numéro de dressage de haute école – très poétique – dans un immense bassin d’eau. Plus de trente de chevaux entrent ensuite en scène, dont une dizaine en liberté, venant galoper dans ces quelque 300 000 litres d’eau pour clouer la soirée.
Avec Odysséo, où des artistes provenant de 13 pays côtoient des chevaux de 11 races différentes sur une scène de 2 500 mètres carrés, le directeur artistique Normand Latourelle n’a pas hésité à voir encore plus grand que dans son premier spectacle, Cavalia, plus intimiste.
- Présenté en première mondiale en 2011 à Laval, Odysséo est de retour au Québec après une tournée à Atlanta, Miami, Toronto, Monterrey, Phoenix et Los Angeles.
- Le public québécois pourra voir le spectacle jusqu’au 9 juin, à Laval.
- Le prix des billets varie de 70 $ à 240 $ (forfait VIP)
L’homme qui recrute les chevaux
Pour réussir Odysséo, il faut recruter les chevaux et les cavaliers ayant les meilleures aptitudes athlétiques, mais il faut surtout trouver lesquels formeront les «meilleurs duos», indique Benjamin Aillaud, directeur équestre. Selon ce champion du monde en compétition d’attelage, ce n’est que le lien de confiance entre les acrobates et les chevaux, rarement attachés, qui assurent le bon déroulement du spectacle. «Dans la nature, les chevaux sont des proies, toujours prêtes à fuir, il faut leur offrir une énergie positive pour assurer leur collaboration», dit-il.



