Les villes en veulent plus pour agir
«Les municipalités canadiennes devraient être consultées lors de la préparation des politiques d’immigration et être rémunérées pour les services qu’elles offrent sur le terrain.»
C’est l’annonce qu’a faite hier le président de la FCM, Jean Perrault, en marge de la présentation d’une étude sur la qualité de vie des immigrants dans les municipalités canadiennes.
Dans cette étude, on note que, si 85 % des immigrants choisissent au départ de s’installer dans les grandes villes, un nombre croissant se dirige vers les banlieues dans les cinq années suivant leur arrivée (environ 10 %).
Or, ces dernières n’ont pas toujours les ressources pour répondre à leurs demandes en matière de logement abordable, d’aide à la recherche d’emploi ou d’aide aux réfugiés, note la FCM.
De l’autre bord, ajoute M. Perrault, «les grandes villes perdent les immigrants qualifiés dont a besoin leur économie locale, tout en devant soutenir une part disproportionnée des coûts des services assurés aux immigrants qui ont par exemple des besoins particuliers sur le plan de la connaissance linguistique ou de la formation.»
Face à ce constat, la FCM rappelle que les municipalités ne sont pas directement responsables de l’installation des immigrants et demande aux différents paliers de gouvernement, sans toutefois le chiffrer, d’accroître leur aide financière aux municipalités.
Avec La Presse canadienne