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Rosemont fait son cinéma

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Interdiction de se garer : production cinématographique en cours. Actuellement, Montréal accueille une vingtaine de plateaux, dont huit sont sur le territoire de Rosemont – La Petite-Patrie (RPP). L’arrondissement est de plus en plus prisé par les artisans de films et de séries télévisées, si bien qu’il se classe parmi le « top 5 » des secteurs montréalais où l’on retrouve le plus de tournages. Survol de l’industrie du film rosemontoise.

RPP fait bonne figure en se positionnant au cinquième rang, après Ville-Marie, le Plateau-Mont-Royal, le Sud-Ouest, et Mercier – Hochelaga-Maisonneuve.

« Nous remarquons une hausse de la demande des permis de tournage dans l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie depuis environ cinq ans. Le nombre s’élevait à 292 permis émis, en 2009, alors qu’il a bondi à 457, en 2013. Pour les six premiers mois de 2014, le nombre de permis est 197, soit à peu près autant qu’à pareille date l’an dernier », écrit Daniel Bissonnette, directeur associé culture – festival – événements, au Service de la culture de la Ville de Montréal et gestionnaire du Bureau du cinéma et de la télévision de Montréal.

Des attraits qui rapportent gros

Selon M. Bissonnette, le parc Maisonneuve, le parc Jean-Duceppe, les installations sportives Étienne-Desmarteau et Père-Marquette ainsi que les rues Beaubien, Louis-Hébert, de Bellechasse, Marmier ainsi que les avenues Casgrain et Henri-Julien sont des attraits particulièrement sollicités par des productions locales, mais aussi hollywoodiennes.

«Le projet White House Down a été tourné au parc Maisonneuve, en 2012, mais depuis, l’arrondissement est surtout choisi par les productions télévisuelles locales québécoises qui établissent le domicile de leurs personnages dans les quartiers résidentiels. Récemment, il y a eu O’, Toute la vérité, Design VIP, Un sur deux, The Lottery, La théorie du K.O., VRAK attaque et Nouvelle adresse», spécifie-t-il.

S’il est difficile de quantifier les retombées économiques locales de l’industrie du 7e art, celles-ci se chiffrent à environ 250 M$ annuellement dans la métropole et proviennent habituellement des tournages étrangers, indique l’expert.

Minimiser les impacts

Bien que lucrative, l’industrie cinématographique peut toutefois engendrer des désagréments aux résidents d’un secteur : perte d’espaces de stationnement, déviation de la circulation, etc. Pour éviter que ceux-ci n’empoisonnent la qualité de vie des riverains, certaines mesures sont mises en place.

« Nous offrons un service direct aux résidents en demandant aux équipes cinématographiques de leur distribuer des lettres, quelques jours avant le début du tournage . De cette façon, ils peuvent les contacter pour coordonner leurs activités régulières en harmonie. De façon plus générale, selon l’envergure du projet, nous demandons à la production de mettre en place des mesures de mitigation adéquates pour diminuer le plus possible le nombre d’inconvénients pour les citoyens », mentionne M. Bissonnette.

À savoir si RPP accueillera bientôt d’autres tournages d’envergure, il est trop tôt pour le dire, soutient le directeur.

« Nous ne sommes pas en mesure de prévoir les lieux qui seront privilégiés dans le futur, étant donné que cela dépend de chaque scénario et des choix artistiques de chaque production. On peut toutefois prédire que RPP demeurera un secteur de choix pour les productions locales », conclut-il.

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