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Centre d’injection supervisée, Nécessaire à Hochelaga, mais pour quand?

L'organisme Cactus intervient auprès de consommateurs de drogues par injection. (Photo: Depositphotos) Photo: igor terekhov
L’organisme Dopamine est heureux de l’appui du maire Denis Coderre dans le dossier du Service d’injection supervisée (SIS). Néanmoins, il ne croit pas que les centres ouvriront bientôt.

« Ça fait 10 ans que nous travaillons, avec nos partenaires, sur le dossier des SIS. C’est super que la Ville voit l’utilité de ces centres. Tous les appuis sont importants, mais j’espère que cette sortie ne sera pas un coup d’épée dans l’eau. Il faut que les démarches continuent et que nous suivions les étapes », explique le directeur général de l’organisme hochelagais, Martin Pagé.

En effet, le dossier est actuellement dans les mains du ministère de la Santé et des Services sociaux. Pour que le projet aille de l’avant, le ministre doit l’approuver et accorder un financement pour sa mise en oeuvre. Ensuite, celui-ci pourra être acheminé à Santé Canada, afin d’obtenir une exemption en vertu de l’article 56 de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances.

« Nous savons qu’actuellement les budgets en santé sont réduits. De plus, le gouvernement provincial demande des mesures d’austérité. Nous ne pouvons pas affirmer que l’argent est disponible pour les SIS, ce qui retarde encore davantage l’ouverture des centres », indique M. Pagé.

Nécessaire pour Hochelaga

Selon l’Agence de santé et de services sociaux de Montréal, Hochelaga doit détenir un des sites trois fixes de SIS dans la métropole.

« C’est un territoire où les services devraient commencer. En regardant les chiffres, on voit que c’est nécessaire dans le quartier. C’est un projet qui peut prévenir la mortalité et améliorer le sort de la communauté.

« Il n’y a pas d’impact négatif d’un centre dans le secteur. Il y aura, entre autres, moins de consommation à ciel ouvert et moins de seringues qui traînent. Ça peut aussi contrer l’itinérance, car les consommateurs seront davantage en contact avec des intervenants qui feront davantage de prévention », souligne le directeur général.

L’été dernier, plusieurs cas de mortalité par surdose ont été rapportés à Montréal, notamment à Hochelaga-Maisonneuve. Selon M. Pagé, ces centres d’injection supervisée auraient pu prévenir cette situation.

« Cette vingtaine de décès aurait pu être évitée assez facilement si les services étaient offerts. Le projet n’avance pas assez vite. J’espère encore qu’on pourra prochainement en ouvrir un dans le quartier », soutient-il.

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