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Vaccination obligatoire: le personnel scolaire écarté

Droits enfants
Photo: David Tadevosian/123RF

Le personnel scolaire se voit exempté de la vaccination obligatoire. Le ministère de la Santé fonde sa décision sur une recommandation de la Santé publique.

Cette décision vaut pour tous les établissements d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire, collégial et universitaire, de même que dans les centres professionnels.

La «situation épidémiologique s’améliore», les «conséquences de la COVID-19 chez les enfants sont plus faibles» et «les éclosions sont bien contrôlées en milieu scolaire», justifie Québec dans un communiqué émis mardi. La couverture vaccinale chez les jeunes tout comme chez le personnel est élevée, ajoute-t-on.

Effectivement, 89% du personnel scolaire de niveau préscolaire, primaire et secondaire ont reçu deux doses de vaccin. Le taux d’inoculation pour une dose grimpe jusqu’à 91%. Si l’on tient compte des personnes ayant déjà été atteintes de la COVID-19, 194 475 personnes sont protégées contre le virus.

Plutôt que la vaccination obligatoire, le dépistage est privilégié dans les établissements scolaires de la province. Les écoles primaires disposent de tests rapides, et des guides de bonnes pratiques ont été remis aux parents, à qui l’on demande de rester à l’affût des symptômes de leurs enfants. De plus, des campagnes de vaccination ont été tenues dans les écoles où la couverture vaccinale était faible.

Vers la vaccination des jeunes

Une autre flèche s’ajoutera à l’arc des établissements scolaires contre la COVID-19: la vaccination des 5 à 11 ans, que Québec souhaite entamer dès que possible. Le vaccin de Pfizer est à l’étape d’approbation auprès de Santé Canada. Mais déjà, Ottawa s’est lancé dans l’approvisionnement.

Le Canada a ainsi réservé trois millions de doses supplémentaires du vaccin Pfizer/BioNTech contre la COVID-19, selon des ententes conclues entre le gouvernement fédéral et le groupe pharmaceutique. «On aura les vaccins nécessaires pour vacciner tous les enfants canadiens de 5 à 11 ans», avait précisé le premier ministre Justin Trudeau la semaine dernière.

Le géant Moderna a également annoncé des résultats positifs pour son vaccin réservé aux 6 à 11 ans. D’après les premières données d’essais cliniques de l’étude KidCOVE, menée sur près de 4750 enfants, le vaccin à ARN messager du groupe a montré «une réponse robuste en anticorps neutralisants» après deux doses de 50 microgrammes (contre 100 microgrammes pour les adultes). 

L’adhésion des parents demeure toutefois un écueil potentiel à la vaccination des enfants. Selon une étude de l’Institut de santé publique du Québec (INSPQ), plus du quart des parents (27%) n’ont pas l’intention de faire vacciner leurs enfants âgés de 5 à 11 ans. Une tranche de 10% des parents serait toujours incertaine quant à la potentielle vaccination de ses enfants.

Lorsque les enfants seront vaccinés, une majeure partie des consignes sanitaires seront retirées, selon le premier ministre François Legault. Aucun objectif de vaccination n’a toutefois été fixé pour ce groupe d’âge.

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