Stéfanie Trudeau, matricule 728, arrêtée
La policière Stéfanie Trudeau, connue sous le nom de «Matricule 728», n’a pas été accusée mardi au palais de justice de Montréal, mais elle devra être traitée au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS).
Aucune accusation n’a été déposée contre la policière de 40 ans qui est suspendue sans solde depuis le 2 octobre dernier. Mais, celle qui a été arrêtée dans la nuit de lundi à mardi a signé un engagement de garder la paix et ne pas posséder une arme pendant un an.
Madame Trudeau ne devra pas parler à un membre du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et ne pas se rendre dans les locaux du SPVM ou de la Fraternité des policiers. De plus, elle doit accepter d’être remise entre les mains de sa conjointe qui a le mandat de la conduire au CHUS où elle devrait rester au moins 15 jours et être traitée par un psychiatre.
La résidente de Longueuil aurait émis des commentaires menaçants à l’endroit d’un policier qui a porté plainte.
Elle aurait fait allusion aux meurtres commis par le policier de Los Angeles, Christopher Dorner, qui après avoir tué quatre personnes, dont deux policiers, s’est suicidé.
Des images de l’arrestation controversée de quatre résidents de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal, montrant Mme Trudeau qui insulte et rudoie les prévenus qu’elle qualifie de «gratteux de guitare» et d’«ostie de carrés rouges», avaient suscité l’indignation.
Pendant la crise étudiante, «Matricule 728» avait poivré allègrement des manifestants. La vidéo de son geste avait fait le tour des médias sociaux.