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Moisson Montr��al confiant d’atteindre son objectif

Photo: Archives Métro

Moisson Montréal devrait atteindre l’objectif de 80 000$ qu’il s’était fixé pour son opération «Grande récolte pour les enfants».

Cette opération visant à amasser des denrées pour les enfants de moins de cinq ans dans le besoin dans le grand Montréal, lancée le 19 mars dernier, battait de l’aile jusqu’à la semaine dernière. Le directeur général de l’organisme, Danny Michaud, avait lancé un cri d’alarme, le week-end dernier, alors qu’à peine 8 000$ avaient été amassés, soit 10% de l’objectif.

Dimanche, M. Michaud a affirmé qu’il était presque certain que l’organisme allait pouvoir atteindre son objectif, alors que les sommes amassées s’élevaient à 72 000$. La collecte de denrées dans les différents points de chute se terminait dimanche, mais l’organisme acceptera les dons d’argent en ligne jusqu’au 20 avril.

«Je suis très touché que les gens aient répondu à l’appel et qu’ils aient été sensibilisés par notre cri d’alarme», a indiqué M. Michaud, qui rappelle que près de 21 000 enfants de moins de cinq ans sont en situation de pauvreté dans le grand Montréal. «C’est l’équivalent d’un Centre Bell rempli d’enfants, chaque mois, qui ne savent pas s’ils vont avoir suffisamment de couches ou de purée, par exemple», a-t-il souligné.

C’est la deuxième année que cette récolte pour les jeunes enfants a lieu. Danny Michaud fait remarquer qu’il n’y avait pas beaucoup de services pour cette jeune clientèle dans le besoin, alors que les produits et denrées pour bébé sont très dispendieux. «Même pour une famille à l’aise financièrement, ce sont des produits excessivement chers. Alors imaginez, quand vous êtes dans le besoin, quel stress cela peut créer à ces parents-là, de ne pas savoir s’ils vont avoir assez de couches jusqu’à la fin du mois», fait-il remarquer.

De plus en plus de familles ont recours aux services de provisions de Moisson Montréal. M. Michaud a remarqué une augmentation de 10%, l’année dernière. «Le visage de la faim change, note-t-il. Trop longtemps, on a associé le visage de la faim à l’itinérance. Ça existe encore. Mais notre clientèle, en première position, ce sont les bénéficiaires de l’aide sociale, et en deuxième position, ce sont les salariés à faible revenu. Et ensuite, il y a des étudiants et des personnes âgées.»

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