Vision Montréal en chantier
Benoit Labonté et Louise Harel ont annoncé hier la création de six chantiers de travail. Ce processus de réflexion, auquel six experts participeront, servira à l’élaboration du programme électoral de Vision Montréal, qui devrait être présenté en octobre.
Les thèmes de l’éthique, du développement économique et commercial, du transport, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, du statut de Montréal, ville internationale et de la gouvernance sont pour l’instant au menu.
Quatre autres chantiers devraient suivre. Les personnes ressources retenues pour discuter d’environnement, de diversité, de développement social et de culture seront annoncées au cours des prochaines semaines.
«Cette démarche est fondamentale pour offrir une nouvelle vision de Montréal aux citoyens qui seront appelés à voter le 1er novembre», a indiqué Louise Harel.
Les réflexions de chacun des six groupes de travail seront soumises aux candidats de Vision Montréal au mois d’août, puis seront débattues au cours d’un congrès prévu en septembre. Si ces consultations se révèlent positives, les propositions des chantiers serviront à composer le programme électoral de Vision Montréal.
«Nous ne serons pas obligés d’utiliser les idées qui nous seront soumises par les experts, a précisé Benoit Labonté. Nous voulons entendre leur point de vue, mais ce sont les citoyens et les militants qui décideront du programme de Vision Montréal, en fin de compte.»
Thèmes clés
L’avocat Julius Grey, qui est spécialiste en droit administratif, en droit constitutionnel et en droit de l’immigration, dirigera le groupe de travail chargé de se pencher sur l’éthique et la transparence, un thème cher à Louise Harel, qui souhaite «restaurer la confiance des citoyens» envers l’administration publique de Montréal.
Un autre sujet clé pour Mme Harel, celui de la gouvernance, sera abordé par Pierre Delorme, professeur aux départements d’études urbaines et touristiques de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.
Interrogée à savoir si la gouvernance était plus qu’une bataille personnelle, Louise Harel s’est défendue de faire cavalier seul hier.
«Je ne suis pas la seule à dire qu’il faut examiner la structure montréalaise et à dire que c’est urgent, a-t-elle déclaré. Des économistes réunis en congrès récemment ont réclamé la création d’un groupe de travail non partisan chargé d’étudier la gouvernance de Montréal. Il n’y a pas une semaine qui passe sans que nous soyons interpellés sur la question de la gouvernance.»