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Visions d'avenir…

C’était il y a 25 ans ou à peu près. On commençait à propager l’idée de rendre la ville à ses citoyens. Dans cette foulée, on avait transformé la rue Prince-Arthur en mail piétonnier. L’idée n’avait pas fait que des heureux.

Paradoxalement, c’était les résidants du coin qui avaient émis le plus de doutes face à cette mutation forcée.

«Mon logement n’est pas une boutique», qu’on avait peint à la gouache sur une affiche. Aujourd’hui, il est permis de croire qu’ils avaient raison.

Dimanche dernier, je suis passé sur Prince-Arthur. Malgré ce début de printemps prometteur, j’ai été franchement consterné par la morosité qui se détachait au pouce carré de ce qui fut hélas une fausse bonne idée… Sur quatre coins de rue, de Saint-Laurent au carré Saint-Louis, j’ai compté au moins une dizaine de commerces inutilisés. À vendre, à louer ou, comme l’exige la mensongère convention, «fermé pour rénovations». Qui aurait cru que cet espace spécifiquement aménagé pour créer de l’activité commerciale – et de l’activité tout court – aurait pu planter aussi raide?

Alors, on fait quoi maintenant avec ça? On rouvre la rue? Trop tard, le mal est fait. On propose des allègements de taxes pour favoriser l’occupation des immeubles locatifs? Non plus. Ça serait injuste pour tous les autres commerçants.

Tiens, j’ai une idée. On pourrait, pour une fois, apprendre des erreurs du passé. Et ne plus transformer aveuglément des axes routiers en terrasses qui font leurs frais cinq mois par année et qui hébergent des commerces à la santé forcément précaire.

Quand je pense qu’il y en a qui vont encore s’essayer avec l’idée de transformer l’avenue du Mont-Royal en promenade piétonne, le cour me manque…

???

Pour en finir avec l’Affaire Cantat… Tout a été dit. Sauf, bien sûr, ce que Wajdi Mouawad garde pour lui depuis le début de la patente. Je n’ai aucune idée de ce qu’il va tricoter comme discours. J’espère seulement qu’il ne pointera pas d’un doigt accusateur ce méchant monde qui n’accorde pas de deuxième chance au pauvre pécheur. Déjà qu’on a entendu la directrice du TNM la semaine dernière parler d’un «public assez évolué pour comprendre…». Si c’est «évolué» d’accepter sans malaise la réhabilitation d’un homme qui a tué une femme à coups de poing, permettez-moi de prolonger mon séjour dans le camp des arriérés.

???

Les séries commencent jeudi. Une prédiction? Oubliez ça, je suis pourri là-dedans. Ce qui ne m’empêcherait pas de me rouler par terre si la gang de brutes à Claude Julien se faisait traverser en 6.

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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