Des deniers publics pour BIXI
Montréal aidera financièrement BIXI à hauteur de 108 M$. «BIXI vivait un défi de croissance, cela nécessitait de revoir le montage financier», a déclaré le maire de Montréal, Gérald Tremblay,en fin d’après-midi hier.
Concrètement, la Ville prête 37 M$ à la Société de vélo en libre-service qui gère BIXI, afin que l’organisme rembour-se la dette de démarrage à Stationnement Montréal. Le taux d’intérêts qu’offre la ville est de 2%. Mais Montréal va encore plus loin. La Ville offre une garantie bancaire de 71 M$ pour que BIXI puisse financer son développement sur la scène internationale, où il remporte un vif succès. Succès qui permet d’éponger le déficit du marché montréalais.
L’autorisation de Québec au sujet de cette aide financière se faisaita attendre depuis plusieurs mois. Il faut dire que BIXI est dans la mire du vérificateur général de la Ville de Montréal, Jacques Bergeron. D’après nos informations, son rapport annuel – qui doit être déposé lundi – ne contiendra rien sur BIXI. Ce volet aurait été repoussé au mois de juin.
Pour l’opposition officielle, la Ville n’a pas à jouer le rôle d’une banque en prêtant de telles sommes, en plus à un taux aussi bas, alors qu’elle prend des risques financiers. Vision Montréal devrait s’exprimer sur la question aujourd’hui.
Pour la Société de vélo en libre-service, par contre, cette manne financière est une bonne nouvelle. L’entreprise avait mis à pied neuf employés dernièrement, par manque de liquidités. Ces mises à pied avaient commencé à se réfléter sur la qualité du service. Un bref passage sur la page Facebook officielle de BIXI permet en effet de se rendre compte que les plaintes affluent, particulièrement au sujet de la répartition des vélos. Que ce soit des bornes toujours pleines ou d’autres toujours vides, des utilisateurs sont mécontents et ils le font savoir.