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Il n'y a qu'un pas…

Coudon, qu’est-ce qui nous arrive? Un jour, on vote massivement pour le changement, et le lendemain, on se sent menacés par l’apparition de nouveaux visages dans le décor. On choisit de retirer notre appui au Bloc québécois, mais ensuite, on cherche les coupables de la possible mise au rancart de l’idée souverainiste… Faudrait peut-être commencer à s’assumer.

S’il n’y a pas là de l’inconséquence, disons que notre affaire commence à friser l’incohérence, ce qui n’est guère mieux. Ce qui achale encore davantage, c’est cette propension à toujours vouloir tout interpréter en échafaudant des théories à 5 cennes. 

Si j’ai bien compris ce qui se raconte depuis une semaine, c’est à cause de Tout le monde en parle que Jack Layton a fait une percée au Québec. OK, je veux bien. Mais est-ce à dire que si Harper avait accepté de participer à l’émission, il aurait fait élire 57 candidats? Non. Duceppe y est allé et a perdu 45 députés, alors…

Si ce n’était qu’avec des théories à coups de chausson qu’on voulait tout régler, ça serait une chose. Mais ça peut encore être pire. Prenez l’histoire de la nouvelle députée qui a pris une semaine à sortir de son trou. Vous trouvez ça étrange? Moi aussi, ça n’a pas de maudite allure. C’est même complètement farfelu. Mais c’est arrivé et ça ne sera jamais aussi bizarre que d’avoir voté aveuglément pour la madame-poteau en sachant très bien qu’elle était une «outsider» qui n’avait jamais mis les pieds dans le comté. 

Ce qui a fait dur au plus haut point dans l’affaire, c’est l’espèce de procès qu’on a ensuite voulu infliger à la nouvelle élue. Avec le dessein hypocrite de se donner bonne conscience. En quelques heures, elle qui n’avait jamais cru se faire élire, on lui a demandé de venir offrir ses excuses, de présenter sa démission, d’aller remplir des sacs de sable pour aider les sinistrés des inondations et je ne sais quoi encore. Un coup parti, on aurait pu exiger qu’elle fasse le tour du village dans une remorque recouverte de goudron et de plumes!

Entre le bon sens et l’incohérence, il n’y a parfois qu’un pas. Un tout petit pas…

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C’est avec beaucoup de bonheur que j’avais fait la découverte de l’auteure-compositrice québécoise Emilie Clepper, avec son album What You See en février dernier.  Samedi passé, je l’ai vue alors qu’elle ouvrait le spectacle de Yael Naïm à l’Astral. Pour tout dire, en six chansons, elle m’a littéralement jeté par terre. Elle, j’ai hâte de la revoir.

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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