Soutenez

La contrefaçon s'invite dans le métro

Pourquoi la Société de transport de Montréal (STM) permet-elle la vente de produits contrefaits dans les couloirs du métro? C’est ce que se demande Julia Vallelunga, éditrice du webzine À la mode Montréal. La jeune designer cible les kiosques de revente, comme celle de la station Berri-UQAM, où elle a remarqué plusieurs sacs Louis Vuitton contrefaits.

Selon elle, si cette pratique permet de donner du travail à certains, elle nuit à l’image de la ville. «Dans les stations de métro plus touristiques, il pourrait y avoir des kiosques qui vendent des produits montréalais, des produits du terroir, etc. Il y a autre chose à développer qu’une table remplie de faux sacs», écrit-elle sur son blogue.

À la STM, on précise que c’est Metrocom, une des filiales de la Société, qui gère la location de ces emplacements. Une cinquantaine d’entre eux sont disponibles pour des prix variant de 500$ à 2500$ par semaine.

«La contrefaçon, c’est tolérance zéro. En trois ans, on a effectué trois ou quatre expulsions de clients qui vendaient des produits contrefaits», clame Denis Dolbec, porte-parole de Métrocom. L’employé, est en charge d’effectuer les contrôles, n’aurait pas détecté récemment de sacs contrefaits à la station Berri-UQAM, selon lui.

Pas besoin d’être un Sherlock Holmes en puissance pour les voir. Lors des deux derniers passages de Métro, les marques Louis Vuitton, Gucci, Dolce & Gabbana, s’affichaient sur des produits de maroquinerie. À la station McGill, ce sont des sacs ressemblant curieusement à des sacs Longchamp, mais à un prix défiant toute concurrence, qui font tiquer.

Selon la Chambre de commerce du Canada, les répercussions de la contrefaçon s’élèvent 30 G$ par an au pays.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.