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Mélanie Joly veut 86 000 supporteurs de plus

Photo: Yves Provencher/Métro

Quelque 86 000 supporteurs de plus, voilà ce qu’aura besoin Mélanie Joly pour lui permettre d’accéder à la mairie, selon elle.

Si elle s’engage personnellement à «convaincre» 43 000 électeurs d’ici les élections du 3 novembre, elle demande aux 57 candidats de son parti, Vrai changement pour Montréal, d’en faire autant, et de persuader chacun 30 électeurs par jour pour les 25 prochains jours de campagne.

La chef a qualifié de «vent de changement» et de «momentum» l’atmosphère au sein du parti depuis la publication lundi d’un sondage Léger, qui la plaçait nez-à-nez avec Marcel Côté et sept points derrière Richard Bergeron dans les intentions de vote des Montréalais.

Cela expliquerait en outre qu’elle soit dorénavant invitée aux débats, alors qu’avant la parution du sondage, elle était exclue, juge-t-elle. «On a passé un message extrêmement important cette semaine, a clamé Mme Joly lors d’un rallye partisan, mercredi. Les sceptiques ont été confondus, et les mêmes personnes qui nous expliquaient gentiment que nous ne serions pas invités [aux débats], présentement, ils nous rappellent pour nous inviter.»

Pour établir ses objectifs électoraux, la candidate se base sur le sondage Léger, qui lui prête 16% des intentions de votes. Si l’objectif de 86 000 nouveaux supporteurs semble spécifique, c’est que Mme Joly veut porter à 32% son score avant le 3 novembre, ce qui veut dire qu’elle devra avoir la cote de 172 800 des 540 000 électeurs qui iront voter, d’après ses calculs. Pour ce faire, l’aspirante-mairesse estime qu’il y aura un taux de participation de 45% au scrutin

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Questionnée sur le fait que cette estimation du taux de participation pourrait sembler pessimiste, puisque le même sondage chiffrait à 80% le taux d’électeurs qui comptent exercer leur droit de vote, Mme Joly reste sur sa position. «Je suis réaliste et pragmatique, et on est arrivé avec une estimation de 45%. Aux dernières élections, le taux de participation était de 39%. Par rapport à ce qui s’est passé, il y a une frustration au sein de Montréal, alors on est convaincu qu’on va pouvoir emmener les gens aux urnes le 3 novembre», a-t-elle déclaré en marge d’un point de presse, mercredi.

Les calculs électoraux de Mme Joly n’impressionnent guère le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron. Celui-ci a critiqué mercredi l’importance qu’elle donne au sondage. «Elle fait là la preuve qu’elle est nouvelle en politique», a-t-il laissé tomber.

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