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Manifestations étudiantes: les armes de dispersion seront encore utilisées

Charles-Éric Blais-Poulin - Métro

Alors que le Collectif d’opposition à la brutalité policière tient son rassemblement annuel jeudi, le SPVM a réitéré l’utilité de la bombe assourdissante pour disperser les manifestants turbulents.

Ce type d’engin explosif aurait blessé à l’œil le cégépien Francis Grenier le 7 mars dernier lors d’une manifestation étudiante contre la hausse des frais de scolarité. «On considère les gaz lacrymogènes moins dangereux pour la sécurité des policiers et des manifestants que les contacts physiques comme les coups de bâton», a expliqué hier Alain Bourdages, inspecteur-chef de la planification opérationnelle au SPVM.

Il refuse toutefois de confirmer que la blessure «déplorable» du jeune étudiant ait été causée par une grenade assourdissante, préférant attendre les résultats de l’enquête. Une dizaine de bombes sonores auraient été lancées au-dessus des manifestants récalcitrants lors de la manifestation du 7 mars. L’irritant chimique qu’elle contient vise à provoquer des étourdissements, des larmoiements et la désorientation pendant quelques minutes.

Claude Trudel, responsable de la sécurité publique à la Ville, a lui aussi légitimé le recours à la bombe assourdissante. «C’est un moyen, lorsqu’il est bien employé, qui est correct», a-t-il précisé. M. Bourdages assure que les armes de dispersion ne sont utilisées qu’en cas de résistance violente des manifestants et après plusieurs avertissements verbaux et sonores. «Lorsque ces signaux sont envoyés, dispersez-vous, dit-il. C’est un avertissement clair que nous allons intervenir.» L’arsenal comprend des outils de différentes portées et dont la concentration en CS, un gaz irritant, varie.

Le service de police a présenté mercredi aux médias certaines stratégies employées par le Centre de commandement et de traitement de l’information, responsable du contrôle des rassemblements planifiés et impromptus dans la métropole.

M. Bourdages souligne que les policiers ont à cœur la liberté d’expression et le droit de manifester, mais qu’ils ne peuvent rester impassibles devant des actes illégaux. Il cite en exemple le rassemblement du 7 mars devant l’immeuble de Loto-Québec, qui aurait causé la panique de plusieurs employés «séquestrés».

La SPVM invite les organisateurs des manifestations à collaborer, notamment sur les détails de leur trajet, pour éviter des problèmes de circulation et des débordements.

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