Environnement
06:00 13 mai 2015 | mise à jour le: 7 juin 2021 à 15:47 Temps de lecture: 4 minutes

4 start-up vertes à surveiller

4 start-up vertes à surveiller
Photo: iStock

La première cohorte de l’accélérateur d’entreprises vertes Ecofuel passait à la prochaine étape mardi, à Montréal. Ce sont donc quatre jeunes entreprises sur une trentaine de postulants qui ont présenté leur plan d’affaires devant quelque 120 investisseurs potentiels, après trois mois intenses d’ateliers et de coaching. Coup d’oeil sur les projets proposés.

La pisciculture durable passe par les algues

Algues river box

En raison de la surpêche, 50% du poisson consommé aujourd’hui provient de la pisciculture. Or, déplore Mather Carscallen, ces poissons sont souvent nourris avec de la protéine poissonnière, ce qui perpétue la surpêche. On pourrait les nourrir avec des algues, mais les techniques de récolte d’algues sont trop onéreuses pour le permettre.

La compagnie de M. Carcallen, Sabrtech, propose une nouvelle technologie pour cultiver les algues. Son River Box permettrait aux pisciculteurs de produire leurs propres algues à partir des excréments de poisson. Selon le PDG, la technologie permet de récolter de deux à cinq fois plus d’algues que les techniques courantes, en n’utilisant que 10% de l’eau. On peut produire 100 fois plus d’algues avec une superficie identique, donc la production en milieu urbain est possible.

La River Box permet aussi de faire pousser des algues locales, donc nul besoin de filtrer ou de traiter l’eau qui en sort pour éviter les contaminations. Les algues peuvent en outre être utilisées pour la production de biocarburant, dans des applications médicales ou peuvent être consommées comme aliment. «Les algues sont de véritables rockstars», lance M. Carcallen.

L’automobile comme transport en commun

covoiturage

L’entreprise Netlift propose une application de covoiturage pour les déplacements quotidiens des banlieusards. Un automobiliste qui utilise son véhicule chaque jour pour aller au travail inscrit son itinéraire sur Netlift. L’application le jumelle à un usager qui voudrait embarquer et débarquer le long de son trajet. Les algorithmes de Netflift permettent de déterminer l’endroit le plus approprié où le chauffeur peut déposer son passager, basé sur des points d’intersection des réseaux de transport en commun de la métropole.

Le président de l’entreprise, Marc Antoine Ducas, voudrait que Netlift devienne un outil de plus pour les déplacements quotidiens des gens qui habitent la banlieue. «On ne fera pas compétition aux transports en commun au centre-ville, qui est imbattable, assure-t-il. Mais nous utiliserons l’automobile là où elle est puissante, en banlieue.»

Attention: à ne pas confondre avec des services comme UberX, explique M. Ducas. L’application ne contreviendra pas aux règles qui encadrent l’industrie du taxi, puisque l’argent échangé ne couvrira que les frais du chauffeur. Impossible de faire un profit en étant chauffeur sur Netlift.

Du peroxyde d’hydrogène propre

pâtes et papier

L’équivalent de 2500 piscines olympiques de peroxyde d’hydrogène est produit chaque année, dont 54% est utilisé par l’industrie des pâtes et papier. Le problème, c’est qu’il doit être transporté à des concentrations dangereuses, et il est souvent produit en utilisant des procédés polluants.

L’entreprise Canetique a mis au point un procédé qui permettrait aux entreprises de produire du peroxyde d’hydrogène sur place, en n’utilisant que de l’électricité, de l’hydrogène, de l’air et de l’eau, le tout à moindre coût et avec peu ou pas d’impact sur l’environnement, selon le président, Eric Prioietti.

Des paillis biodégradables pour les fermiers

Female gardener working in garden

Des agriculteurs utilisent des paillis de plastique pour recouvrir leurs champs, car cela permet de réduire leur consommation d’eau, de fertilisants et de pesticides, et limite les infestations de mauvaises herbes. Or, les fermiers doivent retirer et entreposer les paillis chaque saison. De plus, ce plastique n’est pas recyclable à cause de la terre et des saletés.

Film Organic a inventé un paillis en bio-plastique 100% biodégradable. Le fermier n’a même pas à le retirer des champs: il suffit de le laisser en place, et il se décomposera et fertilisera le sol. Selon les concepteurs Hugo Meunier et Roger Tambay, cela permettrait aussi aux fermiers d’économiser sur la main-d’œuvre.

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Nouvelle cohorte
Ecofuel, de la plateforme d’investissement en technologie verte Cycle capital, est présentement à la recherche d’une deuxième cohorte pour 2015.

Les entrepreneurs de technologies vertes ont jusqu’au 31 mai pour postuler.

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