Le Plateau-Mont-Royal
14:05 5 juin 2015 | mise à jour le: 5 juin 2015 à 14:12 temps de lecture: 2 minutes

Ruelle verte: la négociation contre le règlement

Ruelle verte: la négociation contre le règlement
Photo: TC Média - Isabelle BergeronUn comité de résidents s'oppose à la création d'un stationnement dans la ruelle champêtre située dans le quadrilatère des rues Drolet et de l'avenue Henri-Julien

Sylvain Grandmaison, représentant le Comité des résidents de la ruelle champêtre Drolet-Henri-Julien, est venu déposer une pétition qui a recueilli 504 signatures, lundi soir, au conseil d’arrondissement. Le comité s’oppose à la création d’un stationnement qui mettrait en péril une partie de la ruelle.

Rappelons que les citoyens du quadrilatère de la rue Drolet, du Square Saint-Louis, ainsi que des avenues des Pins et Henri-Julien se sont mobilisés dès qu’ils ont appris qu’un permis de stationnement avait été demandé par le propriétaire d’une des maisons adjacentes.

Interpelé par les résidents de la ruelle champêtre, c’est le maire Luc Ferrandez qui a tenu à répondre aux citoyens inquiets. Il a laissé entendre que des négociations étaient en cours avec le propriétaire du 3676 rue Drolet.

«On vous entend, on vous demande de nous faire confiance et de suivre les événements, vous allez voir des développements bientôt», a indiqué le maire.

«L’arrondissement n’est pas maître et dieu, et on ne peut pas aller au-delà de la loi.» Luc Ferrandez

Les bâtisseurs de la première ruelle champêtre de Montréal, ont demandé à l’arrondissement que des règlements spécifiques soient établis pour les ruelles vertes.

Le maire du Plateau-Mont-Royal a précisé que «l’arrondissement n’est pas maître et dieu, et on ne peut pas aller au-delà de la loi». En effet, l’accès au stationnement est inscrit comme une règle immuable. Un permis a d’ailleurs été délivré par l’arrondissement.

Le porte-parole du comité a rappelé que la ruelle verte fête ses 15 ans, et que l’arrondissement avait investi  126 000$ en 2007 pour le verdissement de la ruelle. «La pérennité du projet exige le respect des acquis», a ajouté Sylvain Grandmaison.

«On réussit en général à négocier une bonne entente avec les promoteurs, et on ne dévoilera pas ici le contenu des négociations que l’on pourrait avoir», a répondu le maire Ferrandez.