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Plus de femmes enseignent dans les universités

Stéphanie Marin, La Presse canadienne - La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Les femmes mènent le bal de l’augmentation des professeurs à plein temps dans les universités, révèle Statistique Canada.

L’organisme fédéral a dévoilé ces chiffres dans sa plus récente étude sur le personnel universitaire pour la période 2016-2017. Soixante-quinze universités sur 112, situées un peu partout au Canada, ont participé à cette enquête spécialisée.

Dans l’ensemble, le nombre de membres du personnel universitaire enseignant à plein temps a connu une légère augmentation de 2,9 pour cent depuis 2010-2011 — la dernière fois que cette étude a été réalisée.

Selon les plus récentes données, 40,2 pour cent des membres du personnel universitaire enseignant à plein temps étaient des femmes, comparativement à 37,6 pour cent en 2010-2011. Elles représentent donc une proportion grandissante du personnel enseignant dans ces institutions.

La majeure partie de l’augmentation du nombre de femmes depuis 2010-2011 a été observée dans les rangs supérieurs, soit aux postes de professeur titulaire (+ 31,4 pour cent) et de professeur agrégé (+ 21,7 pour cent). Même si les hommes restaient plus nombreux que les femmes à occuper de tels postes, le nombre d’hommes étant professeur titulaire (+6,5 pour cent) ou professeur agrégé (+0,5 pour cent) a augmenté à un rythme plus lent que le nombre de femmes.

L’âge médian du personnel universitaire enseignant demeure stable à 51 ans.

Leur salaire médian a augmenté, passant de 92 093 $ en 2010-2011 à 98 400 $ en 2016-2017. Il s’agit d’une augmentation de 6,8 pour cent. Cette hausse est influencée par la proportion grandissante d’enseignants universitaires à plein temps occupant des postes de rangs supérieurs, note Statistique Canada.

À titre de comparaison, pendant que le nombre de professeurs à temps plein a augmenté de 2,9 pour cent, le nombre d’inscriptions universitaires dans ces établissements a augmenté de 7,5 pour cent entre 2010-2011 et 2014-2015 — l’année la plus récente pour laquelle Statistique Canada dispose de données.

La quasi-totalité des universités des provinces de l’Atlantique et de la Colombie-Britannique sont incluses dans cette analyse 2016-2017, de même que les deux tiers des établissements du Québec et au moins la moitié de ceux des autres provinces.

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