Élections en Colombie-Britannique: Course extrêmement serrée
VANCOUVER — Les élections étaient toujours en cours, tard mardi soir, en Colombie-Britannique, alors que les libéraux et les néo-démocrates étaient au coude-à-coude depuis des heures, tenant les électeurs en haleine.
Les sondages qui avaient prédit des résultats très serrés entre les deux partis se sont donc matérialisés, puisque trois heures après la fermeture des bureaux de vote, il était toujours impossible de prédire l’issue du scrutin.
Les libéraux avaient remporté 41 des 87 sièges de l’Assemblée législative et les néo-démocrates en comptaient 39.
Les verts avaient accompli une remontée historique en remportant deux sièges de l’Assemblée législative et avaient des chances de détenir la balance du pouvoir d’un nouveau gouvernement minoritaire.
La Colombie-Britannique n’a connu que trois gouvernements minoritaires dans son histoire, et le plus récent remonte à 1952.
Le chef du Parti vert, Andrew Weaver, a conservé sa circonscription de Oak Bay-Gordon Head, Adam Olsen a été élu dans Saanich-Nord et les Îles.
La chef du Parti libéral de Colombie-Britannique, Christy Clark, a été réélue dans sa circonscription de Kelowna-Ouest.
Le chef du NPD, John Horgan, était aussi reconduit dans sa circonscription.
À la dissolution des travaux de l’Assemblée législative, les libéraux détenaient 47 sièges et le Nouveau Parti démocratique (NPD) 35; on comptait trois indépendants, dont le chef du Parti vert, Andrew Weaver, premier élu de cette formation.
La campagne électorale de 28 jours a porté principalement sur l’emploi, l’économie et le financement des partis politiques.
Les libéraux avaient promis notamment un gel de l’impôt sur le revenu des particuliers, une baisse d’impôt pour les petites entreprises et quatre autres budgets équilibrés.
Andrew Weaver, le chef des verts, avait quant à lui promis de faire de la «politique autrement», notamment en adoptant la représentation proportionnelle.
Le chef néo-démocrate, John Horgan, a tenté de mettre le leadership de la première ministre, Christy Clark, au coeur de cette campagne.