National

Travail des enfants: les consommateurs interpellés

Travail des enfants: les consommateurs interpellés
Photo by: APFILE- In this April 20, 2015 file photo, Bangladeshi garment workers, who worked at the Rana Plaza garment factory that collapsed two years earlier, work at a factory meant to rehabilitate survivors of the accident, the worst in the history of the garment industry, in Savar, near Dhaka, Bangladesh. An international rights group says dozens of global clothing companies are not complying with a plan to ensure better safety in Bangladesh garment factories following the deadly collapse of a building four years ago. (AP Photo/A.M. Ahad, File)

OTTAWA — Un rapport de Vision mondiale rappelle que les consommateurs canadiens pourraient acheter sans le savoir de plus en plus de produits fabriqués par des enfants dans d’autres régions du monde.

Le rapport, publié lundi par Vision mondiale Canada, suggère que la valeur de ces importations dites «à risque» a pu atteindre 34 milliards $ l’an dernier au Canada, alors qu’elle était de 26 milliards $ en 2012.

Selon l’organisme caritatif, cette augmentation de 31 pour cent en quatre ans devrait servir de rappel pour les consommateurs, mais aussi les politiciens.

Le rapport souligne notamment une hausse des importations de vêtements faits au Bangladesh, de tomates en provenance du Mexique et de chaussures fabriquées en Inde.

Les auteurs demandent à nouveau aux gouvernements de légiférer afin de forcer les entreprises à révéler publiquement leurs chaînes d’approvisionnement, pour démontrer que leurs produits ne sont pas le fruit du travail des enfants ou du travail forcé.

Et en l’absence de législation, le rapport demande aux entreprises de rendre publique cette information de façon volontaire.

Le document n’accuse aucune entreprise canadienne en particulier d’être intentionnellement complice de cette pratique, car aucune preuve en ce sens n’a été recueillie.

Par contre, le rapport cite le chiffre de 21 millions de personnes dans le monde qui auraient été contraintes par la force, piégées ou intimidées afin d’effectuer un travail; de ce nombre, 5,5 millions seraient des enfants.

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *