Soutenez

Baird augmente la pression sur la Syrie

Rédaction - La Presse Canadienne

TORONTO – Le ministre canadien des Affaires étrangères augmente la pression sur la Syrie en ajoutant 47 individus et entités à la liste de ceux à qui il est interdit de faire des affaires avec le Canada.

M. Baird affirme que ces ajouts contribueront à isoler encore davantage et à augmenter la pression sur le régime du président syrien Bachar al-Assad.

Le ministre a également de nouveau demandé au Conseil de sécurité des Nations unies d’imposer des sanctions contraignantes à la Syrie.

Il a indiqué que le Canada compte faire pression sur la Russie à ce sujet avant la rencontre de l’organisme Coopération économique de la zone Asie-Pacifique à Vladivostok, la semaine prochaine.

M. Baird a rappelé que M. Assad ne donne aucun signe de renoncer à son combat contre les insurgés.

Il a ajouté que la situation syrienne a des répercussions à travers la région.

«L’assaut sanglant du régime Assad contre le peuple de Syrie continue sans relâche, a lancé M. Baird lors d’une conférence de presse à Toronto vendredi. À ce jour, plus de 20 000 personnes ont été tuées et plus de 180 000 autres ont fui le pays. Toute la région est de plus en plus instable.»

Il a dit que le Canada s’oppose à l’appui qu’offre Moscou au régime Assad.

«Ce n’est pas seulement le veto au Conseil de sécurité, mais l’appui moral et les autres appuis qui ont permis à ce régime de survivre», a déclaré le ministre.

M. Baird a exclu une intervention militaire pour le moment, expliquant que l’opposition syrienne est «très fragmentée».

«Le Canada n’envisage pas d’intervention militaire ou d’armer l’opposition syrienne, a-t-il dit. Ce qui a si bien fonctionné en Libye n’est pas transférable à la situation syrienne.»

Le professeur Houchang Hassan-Yari, un spécialiste du Moyen-Orient à l’université Queen’s, a expliqué que le régime Assad n’est pas intéressé à sauver des entreprises ou des individus, mais uniquement à survivre aussi longtemps que possible.

«Les sanctions ne touchent pas vraiment le gouvernement Assad, a-t-il dit. Je pense qu’il serait beaucoup plus efficace pour le gouvernement canadien d’aider l’opposition en Syrie et en Turquie à s’organiser, à unifier leurs efforts et à créer un gouvernement en exil. Ça donnerait au peuple syrien une véritable alternative.»

M. Baird a applaudi les efforts du président égyptien Mohammed Morsi pour inciter l’Iran à abandonner Assad pour se rallier à l’opposition.

«Nous sommes heureux qu’il s’adresse aux dirigeants de Téhéran, a dit M. Baird. L’appui au régime Assad est disgracieux et honteux.»

M. Morsi est le premier dirigeant égyptien à visiter l’Iran depuis la révolution de 1979.

Jeudi, à l’occasion d’une rencontre des pays non-alignés, il a prévenu que l’Iran risque une confrontation avec les autres puissances de la région concernant la situation en Syrie.

Ses commentaires ont chassé la délégation syrienne de la pièce.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.