Le conseil des universités remis sur pied
Le gouvernement du Québec ressuscitera le conseil des universités, aboli en 1993.
«Nous allons procéder rapidement», a affirmé lundi le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, au cours du Sommet sur l’enseignement supérieur. Les participants se sont entendus sur la pertinence de remettre sur pied cette structure, mais ils divergent d’opinion sur sa mission. Un chantier de réflexion sera mis en place dans les prochains jours et un projet de loi devrait être déposé à l’automne.
Le gouvernement a proposé que ce nouvel organisme soit consultatif et qu’il «veillerait à la cohérence du développement du système universitaire», ce qui rejoint les demandes des recteurs des universités. Ces dernier ont indiqué qu’ils voulaient à tout prix préserver l’autonomie de leur établissement.
La Fédération étudiante universitaire du Québec et la Fédération des associations étudiantes universitaires québécoises en éducation permanente ont quant à eux demandé que ce conseil des universités puisse avoir un pouvoir de recommandation auprès du ministre.
La première ministre, Pauline Marois, semble toutefois tenir aux fonctions consultatives de ce conseil. Elle a donné l’exemple de la coordination des programmes. «[Le conseil] ne va pas coordonner, mais il va s’assurer de donner l’information», a-t-elle dit.
Le ministre Duchesne a aussi confirmé qu’une loi cadre, qui chapeautera le réseau universitaire, sera adoptée. Le recteur de l’Université Laval, Denis Brière, a notamment exprimé ses inquiétudes concernant cette avenue que compte prendre le gouvernement. Selon lui, une politique plutôt qu’une loi cadre serait plus appropriée pour assurer la spécificité de chacune des universités.
Au terme de la discussion, la première ministre a fait savoir que la loi cadre «aura un esprit de politique».
Le ministre Pierre Duchesne a aussi l’intention d’améliorer la reddition de compte des cégeps et des universités. Il a indiqué qu’il voulait que cet exercice soit réalisé dans la transparence, mais qu’il soit aussi davantage précis et efficace. Il a noté que cette reddition de compte ne sera pas uniquement financière, qu’elle visera aussi l’enseignement, la recherche et les services à la collectivité.