CAF cherche une usine au Québec
L’entreprise espagnole Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) cherche une usine afin d’y construire les voitures du métro de Montréal. De passage au Québec, les dirigeants de CAF ont visité l’ancienne usine Hyundai de Bromont et un autre site situé dans l’arrondissement Rivières-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles. «Nous poursuivons nos préparatifs dans le cadre de l’appel d’offres que nous souhaitons voir lancé incessamment», a indiqué par communiqué le directeur général des affaires internationales de CAF, Jesus Esnaola.
De nombreux délais
CAF a répondu à l’avis d’intention lancé en janvier par la Société de transport de Montréal (STM) sur le marché international. Après avoir réussi à s’entendre avec le consortium Alstom-Bombardier, celle-ci a tenu à vérifier l’intérêt des entreprises étrangères puisque le nombre de voitures commandées a grimpé. Initia-lement, le contrat prévoyait la construction de 336 voitures, mais, puisque les délais se sont accumulés, il comprend une commande de 765 voitures, avec une option pour 288 voitures supplémentaires.
Création d’emplois
L’avis d’intention exigeait 60 % de contenu canadien. CAF compte y répondre en créant autant d’emplois que le consortium Alstom-Bombardier, qui est toujours intéressé par le contrat. Si la proposition de CAF s’avère conforme, la STM devra publier un nouvel appel d’offres, ce qui retardera la livraison des voitures de métro d’environ deux ans. Le contrat est évalué à plus de 3 G$.