Négociations difficiles au CN
Rien ne va plus entre le CN et ses chefs de train. Après avoir tenté une conciliation, puis une médiation pour renouveler le contrat de travail de ces derniers, les parties n’ont pas réussi à s’entendre sur les horaires de travail, le principal point en litige. «C’est la sécurité et la santé de nos membres qui est cause, a affirmé mercredi à Montréal le chef de train Daniel Johanette, qui est membre du comité de négociation du syndicat des Teamsters.
Depuis le 22 juillet dernier, la convention collective des 2700 chefs de train, agents de triage et coordonnateurs de la circulation du CN est échu. Ils revendiquent des horaires de travail plus stables afin d’assurer la sécurité sur les chemins de fer. Présentement, les chefs de train doivent être disponibles 24 heures sur 24, sept jours par semaine. Deux heures avant le début de leur quart de travail, ils reçoivent un appel leur indiquant qu’ils doivent se présenter au travail.
«Les gars sont fatigués et frustrés, a ajouté M. Johanette. Il y a des incidents parce qu’ils sont distraits. Ils vivent beaucoup de stress parce qu’il y a beaucoup de mises à pied. On est constamment en arbitrage». Le porte-parole du CN, Mark Hallman, a déclaré que l’entreprise demeurait ouverte aux demandes du syndicat. Il a toutefois précisé que certaines exigences nuiraient à la productivité.
Les deux parties poursuivront les discussions cette semaine. Pour le moment, aucun des deux ne prévoit déclencher une grève ou un lock-out.