Bibliothèques et musées veulent numériser
À ce jour, seulement 6 % des documents et des objets qui témoignent de l’histoire culturelle du Québec sont numérisés afin d’assurer leur pérennité. Le Réseau québécois de numérisation patrimoniale (RQNP), auquel prennent part une vingtaine d’institutions muséales et de bibliothèques, souhaite convertir à la technologie numérique davantage de documents et les mettre en ligne sur l’internet.
«La numérisation est incontournable, sinon on n’aura plus accès à toutes sortes de documents», a affirmé mardi Carole Payen, la secrétaire générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ), qui fait partie du RQNP. Celui-ci a mis en ligne une pétition destinée aux personnes des milieux culturel et éducatif ainsi que du grand public qui souhaitent soutenir son projet.
Si très peu de documents ont été convertis à la technologie numérique, c’est qu’ils sont disséminés dans toute la province et que les programmes de numérisation des institutions sont plutôt récents. «Tout n’a pas besoin d’être numérisé, a précisé Mme Payen. Aucune institution ne peut viser l’exhaustivité, d’autant plus que le patrimoine s’enrichit chaque jour.»
Le RQNP a remis en juillet un plan d’action au ministère de la Culture. Il préconise avant tout la réalisation d’un inventaire du patrimoine culturel, le dernier datant de 2007-2008. Une plateforme de diffusion pourra ensuite être créée, et les étapes de numérisation ainsi que les budgets pourront être déterminés.