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Les universités doivent se montrer davantage efficaces

Les universités doivent trouver le moyen de mieux gérer leurs ressources, indique une étude sur les enjeux de l’éducation postsecondaire menée par Deloitte Canada et rendue publique mardi. Elles sont, entre autres, invitées à rationaliser leurs coûts et à évaluer la pertinence des programmes qu’elles offrent.

«Le défi, c’est de renoncer au statu quo, a expliqué mardi l’associé chez Deloitte et leader du secteur de l’éducation, Christopher Wiegland. Les universités doivent toujours s’auto-évaluer pour voir si elles font les choses comme il le faut.»

Elles doivent, en fait, établir des priorités. Les programmes d’études offerts ont-ils tous leur raison d’être? Leurs bâtiments sont-ils tous utilisés de façon efficace ? Peuvent-elles avoir davantage recours à la formation en ligne? Y a-t-il moyen d’attirer davantage d’enseignants de qualité?

Les universités sont invitées à miser sur leurs forces plutôt que d’entretenir des rivalités avec d’autres institutions. «Devant la concurrence qu’elles se livrent pour les étudiants et les professeurs, les universités doivent déterminer si elles veulent être généralistes ou si elles veulent faire valoir un programme en particulier», a mentionné l’associé chez Deloitte. Elles doivent aussi décider si elles veulent être reconnues sur la scène locale, nationale ou mondiale et prendre les décisions en ce sens, selon l’étude.

M. Wiegland a constaté que les étudiants d’aujourd’hui sont plus exigeants et qu’ils veulent désormais que leurs études leur permettent de décrocher un emploi bien rémunéré. L’étude de Deloitte Canada ne suggère pas d’éliminer tous les programmes qui ne répondent pas à un besoin précis du marché du travail. «Ce sont aux université à prendre ces décisions», a dit Christopher Wiegland. Toutefois, la formation en ligne pourrait selon lui représenter une solution pour assurer la survie des programmes d’études moins populaires.

Dégel des droits de scolarité
L’étude de Deloitte Canada se prononce en faveur du dégel des droits de scolarité. Leur plafonnement a pour effet de limiter le financement des universités et les empêche «de réaliser leur mandat», selon elle. «Les droits de scolarité, c’est une source de financement, mais il faudrait en trouver d’autres», a souligné l’associé chez Deloitte et leader du secteur de l’éducation, Christopher Wiegland.

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