Soutenez

Une coalition demande la fermeture de Gentilly-2

Une coalition composée de groupes écologistes et de scientifiques a demandé au gouvernement Charest, lundi, la fermeture définitive de la centrale nucléaire Gentilly-2. Soutenus par le Parti québécois, ils affirment que la province a les moyens d’abandonner l’énergie nucléaire.

«Les énergies renouvelables sont aujourd’hui plus rentables. Il est temps d’amorcer le virage», soutient Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki pour le Québec. Il dénonce le projet de réfection de la centrale Gentilly-2, dont le coût est estimé à 1,9 G$ par Hydro-Québec. «C’est un gouffre financier, on sait très bien que le budget ne sera pas respecté, a-t-il ajouté. Il faut éviter un nouveau ‘Stade olympique’ de l’énergie.»

Le député péquiste de Drummond, Yves-François Blanchet, a confirmé de son côté que son parti s’engageait à arrêter toute activité nucléaire s’il remporte les prochaines élections. «Même si les travaux de réfection ont commencé, il sera moins coûteux de tout arrêter», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, de nombreux problèmes sanitaires ont été soulevés, alors que la situation de la centrale de Fukushima, au Japon, ne semble pas s’améliorer. D’après le physicien Michel Duguay, les réacteurs CANDU utilisés dans les centrales canadiennes souffrent de graves défauts. «Plus de 50 lacunes ont été relevées par la Commission canadienne de la sûreté nucléaire (CSSN), a-t-il souligné. Par exemple, la concentration de tritium radioactif dans l’eau est beaucoup trop élevée au pays.»

Selon le professeur de l’Université Laval, les projets de Québec ne prévoient pas de colmater les fuites radioactives. Il rappelle que Gentilly-2 est située sur le fleuve Saint-Laurent, ainsi que sur la faille sismique laurentienne.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.