Difficile passage à la télé numérique
Près de 1200 personnes ont déjà rempli le questionnaire de l’Union des consommateurs, disponible sur internet depuis moins d’une semaine, pour signaler un passage difficile au numérique.
«Cela nous dit que les autorités fédérales ont largement minimisé le problème. Car pour les 1200 qui ont répondu, combien ont abandonné pour finalement s’abonner à un câblodistributeur ?», s’interroge Charles Tanguay, porte-parole de l’Union des consommateurs.
Si le passage au numérique a permis à de très nombreux ménages de capter plus de chaînes, ce n’est pas le cas de tous. Ainsi, 400 répondants au sondage ont souligné qu’après avoir acheté un convertisseur, elles captaient moins de chaînes qu’avant le passage au numérique. On recense aussi des cas similaires parmi ceux qui ont acheté une nouvelle télévision.
C’est V (anciennement TQS) qui semble être la plus concernée par ce phénomène. À la question «Cochez parmi les chaînes suivantes, celles que vous captiez auparavant et que vous ne captez plus depuis le passage à la télé numérique», V obtient un score de 67,6% sur un total de 900 signalements. Radio-Canada (50,1%), TVA (43,3%) et Télé-Québec (36,1%) suivent.
Pour M. Tanguay cela indique que l’État n’a pas été assez rigoureux avec les diffuseurs en ne leur imposant pas des règles strictes quant à la qualité et l’étendue de la couverture des signaux numériques. «Dans cette histoire, on a vraiment l’impression que les vendeurs d’appareils, les diffuseurs, les câblodistributeurs et même l’État, qui récupère des fréquences, réalisent des profits au détriment des consommateurs», ajoute-t-il.
Au moment de mettre sous presse, le CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) n’avait pas retourné notre appel.
Le sondage
Le sondage peut être rempli au www.consommateur.qc.ca/numerique. Pour déterminer les problématiques par région, l’Union des consommateurs va acquérir un logiciel qui fera l’analyse par code postal. Une solution gratuite est offerte par le câblodistributeur Shaw aux consommateurs lésés, mais peu de consommateurs semblent arriver à s’en prévaloir.