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Nouvelles délocalisations chez Bell Canada

La valse des délocalisations se poursuit chez Bell Canada. Après le service à la réparation 611, le service à la clientèle, la conception des circuits, une partie de l’ingénierie et le support au service à la clientèle, ce sera bientôt une partie du travail des techniciens du centre de vérification technique qui sera effectuée outremer.

La centaine de techniciens basés au centre-ville de Montréal ont été informés qu’une partie de leur travail sera désormais effectué en sous-traitance par une entreprise située en Tunisie.

La société de télécommunications soutient quant à elle qu’aucun employé à temps plein ne sera touché par cette délocalisation. Toutefois, les employés permanents à temps partiel verront leurs heures réduites. Le syndicat soutient qu’une trentaine de techniciens seront touchés par ces changements, mais Bell n’a pas voulu confirmer ce nombre.

«Tous ces changements respectent les ententes collectives et tous les efforts sont mis en place pour minimiser l’impact sur ces employés, a indiqué Bell à Métro dans un échange de courriels. Les représentants syndicaux du SCEP ont été avisés en octobre 2010 que de tels changements étaient planifiés.»

Les travailleurs, affiliés au Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ), ont manifesté mardi midi devant le Centre Opérationnel de la rue de La Gauchetière afin de dénoncer ces nouvelles délocalisations.

«Bell démontre une fois de plus que ses seuls objectifs se situent dans les colonnes de chiffres, s’est insurgé Michel Ouimet, vice-président exécutif du SCEP, par voie de communiqué. Peu importe les familles qui se retrouvent sans revenu, peu importe la qualité de vie de ses travailleurs qui décline… et quel impact ces décisions auront-elles, une fois de plus, sur la qualité du service à la clientèle? La compétition est extrêmement forte dans le secteur et la clientèle souhaite être desservie par des employés du Québec.»

Le recours à la sous-traitance se ferait progressivement et réduirait considérablement les heures travaillées par le personnel de Montréal, selon le syndicat.

Cette annonce survient au moment où Bell amorce aussi la délocalisation de nouveaux emplois de bureau, servant le marché affaires, cette fois vers les Bahamas.

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