Frais de scolarité: grève à l'horizon
Les étudiants intensifieront les moyens de pression pour contrer la hausse des frais de scolarité. Le point culminant sera une manifestation le 22 mars, mais une grève n’est pas écartée.
Réunies en congrès le week-end dernier, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont convenu d’un plan d’action visant à faire reculer le gouvernement Charest.
À l’automne 2012, les frais de scolarité augmenteront de 325 $ par année sur 5 ans. Cette hausse de 1625 $ à terme, «ne passe pas», selon les étudiants.
Les fédérations donnent donc rendez-vous aux étudiants pour une manifestation nationale, le 22 mars. Elles espèrent une mobilisation encore plus importante que celle du 10 novembre dernier où près de 30 000 étudiants avaient manifesté à Montréal.
«On attendait une réaction du gouvernement [au lendemain du 10 novembre], mais il s’est montré encore plus entêté et même arrogant», a indiqué Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.
Le plan d’action, adopté le week-end dernier par différentes associations étudiantes, promet d’être «beaucoup plus corsé» qu’à l’automne, a ajouté Mme Desjardins. Les étudiants ont notamment entériné la possibilité de déclencher une grève générale.
«Nos étudiants n’ont pas adopté ça de gaieté de cœur, mais il est clair pour nous qu’on ne doit pas se laisser marcher sur les pieds», a précisé Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ.
L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), qui ne participait pas à ce congrès, ne s’est pas encore prononcée sur la manifestation du 22 mars. Tout comme la FEUQ, l’ASSÉ consulte ses membres en vue de déterminer le moment propice pour passer à l’action. Selon l’ASSÉ ce serait au mois de février.
D’autres actions sont prévues par la FECQ et la FEUQ. Les associations étudiantes se sont notamment engagées à mener une action par semaine tout au long de février, comme de visiter les bureaux de différents députés libéraux.