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Le bon côté des choses

Les fins d’année sont toujours un peu difficiles. Les journées raccourcissent, les manteaux sont de plus en plus lourds à porter, les déceptions s’agglutinent dans le paquet d’affaires poches arrivées en 2013, et ce n’est pas encore le temps de prendre des résolutions pour la prochaine année, pour tourner la page sur le mauvais et fonder espoir en l’avenir. Heureusement qu’on a la musique de Noël, les sapins lumineux et toutes les bonnes affaires aux épices en décembre, parce que sinon, ça serait vraiment le pire mois de l’année. C’est sûrement, en fait, le pire mois de l’année pour ceux qui n’aiment pas ces choses-là. Mais il y a toujours un bon côté à tout et en matière d’optimisme, je rivalise avec Marc-André Coallier, sœur Angèle ET le Club Optimiste. Je viens donc vous sauver de la dépression saisonnière en vous présentant les bons côtés de la médaille :

Les défaillances du pont Champlain

Au plus fort de la crise, plus le nombre de voies était limité, plus les chroniqueurs circulation semblaient dire que la congestion n’était pas si mal que ça, sur le fameux pont Champlain. Comme si ces matins-là, dans une illumination difficile à comprendre, les travailleurs qui transitaient chaque jour en automobile se disaient qu’il vaudrait peut-être mieux prendre les transports en commun. Comme si devant l’absence de choix rationnels d’un point de vue égoïste, l’automobiliste était placé devant l’évidence des bienfaits du collectif. On dit que la contrainte génère parfois la créativité.

La présence de Gab Roy à Tout le monde en parle

Ceux qui vénèrent Gab Roy disent qu’il s’en est sorti comme un chef, ceux qui le honnissent disent qu’il s’en est pris plein la gueule. Tout le monde est content, y compris moi, qui n’ai pas tant d’opinions que ça au sujet de Gab Roy.

La charte

On dit que la proposition de la charte des valeurs divise. C’est vrai. Mais elle crée aussi de drôles d’alliances. À la fin de l’année 2013, il y aura plus d’amitiés entre fédéralistes et souverainistes, entre gais et croyants, entre infirmières et médecins, entre Éric Duhaime et des membres de Québec solidaire. C’est beau, tout ça, quand même.

Le prix unique du livre

Je ne m’improviserai ni économiste, ni libraire. Pour être honnête – ou exigeante –, je ne crois pas que nous ayons encore trouvé la solution créative pour régler le sort des livres, de ceux qui les écrivent et de ceux qui les vendent. Mais alors que j’avais pour habitude – rationnelle d’un point de vue égoïste – de faire venir mes livres par la poste, via Renaud-Bray ou Amazon, ce débat m’a ouvert les yeux sur un petit commerce pas trop loin de chez moi, Le Port de tête, qui ne rechigne pas quand j’y entre avec mon chien. Maintenant, j’achète des livres avec mon chien.

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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