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Les arts et les zoufs

L’autre jour, j’ai voulu constater de visu ce qui clochait avec le dispositif de barrure des stations Bixi. Vrai, tout cela a l’air bien fragile malgré le génie indéniable de l’entreprise. Toutefois, j’ai été dérangé encore bien plus par les ta… de graffitis qui «ornent» maintenant la quasi-totalité de ces stations.

Selon leur espèce, les animaux ont tous une façon distincte de marquer leur territoire. Les chiens pissent partout. Les chats préfèrent frotter leurs moustaches. Nous, moins chanceux, on est pris avec des caves qui vandalisent le mobilier urbain, VOTRE mobilier urbain, avec leur signature à la con. 

Et il y en a partout. Faites le test à Saint-Henri comme à Ahuntsic. Arrêtez n’importe où et faites une rotation à 360 degrés en observant le paysage. Garanti que vous allez voir un barbouillage. Certains appellent ça une manifestation artistique alternative. Ici, on va se contenter d’y voir des barbots de merde.

Habituellement, les graffiteurs scribouillent leur surnom. Autrefois, ce type de dessinateur compulsif sévissait sur la couverture de ses cahiers d’école. Maintenant que l’ordinateur a bouffé toute la pile de feuilles mobiles, c’est l’espace public qui doit en payer le prix…

Certains «penseurs» y verront une manifestation superlative de la liberté d’expression. Hey, lâchez-moi avec votre bullshit. En cette terre de liberté, quand on laisse sa trace sur un objet qui n’est pas le nôtre, on ne pose pas un geste politique. On commet uniquement une agression. Il en restera pour dire que c’est ainsi qu’un tas d’artistes ont été découverts. Wô là! Pour un Zilon de talent, on doit se taper 25 000 zoufs convaincus que leur spasme est digne d’intérêt.

Je m’attends déjà à recevoir les commentaires d’artistes qui vont se sentir visés par cette chronique. Permettez-moi d’insister sur un aspect bien précis. Si vous travaillez sur un matériau qui vous appartienne et, surtout, que vous n’imposez pas à quiconque de voir votre ouvre, ce n’est absolument pas de vous qu’il est ici question. Je pense plutôt à ces imposteurs. À ceux qui se réclament de votre groupe mais qui ne sont que des destructeurs de propriétés publiques et/ou privées.

Désolé, mais le Musée des Arts de la Rue de Montréal n’est pas pour demain. Celui de la laideur fonctionne déjà trop bien!

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