Art de vivre
21:48 29 avril 2019 | mise à jour le: 7 août 2019 à 13:07 temps de lecture: 2 minutes

Cinq mythes sur les troubles alimentaires

Cinq mythes sur les troubles alimentaires
Photo: MétroPour en savoir plus sur les troubles alimentaires ou pour trouver de l’aide, consultez le site de l’ANEB : anebquebec.com.

1. Les troubles alimentaires touchent seulement les femmes : faux

Selon les données recueillies par l’association Anorexie et boulimie Québec (ANEB), les hommes représentent de 5 à 10 % des anorexiques, de 10 à 15 % des boulimiques et 40 % des hyperphagiques. «Les hommes sont moins portés à aller chercher de l’aide que les femmes; ils sont donc sous-représentés dans les statistiques­», explique la psychologue Stéphanie Léonard.

2. Ils sont uniquement liés à l’insatisfaction quant à l’apparence physique : faux

Les troubles alimentaires sont plus complexes que la simple insatisfaction à l’égard de son physique. «Des facteurs psychologiques jouent aussi, comme l’anxiété et le manque d’estime de soi. Et il y a des facteurs sociaux qui ont une influence, comme la pression d’avoir un corps qui correspond à une norme», explique la Dre Léonard.

3. Ils apparaissent uniquement à l’adolescence : faux

Ils peuvent aussi survenir dans la vingtaine. «C’est une période de transition qui peut être stressante pour un jeune adulte. Il gagne en autonomie et en responsabilités : ces nouvelles expériences peuvent entraîner l’apparition de troubles alimentaires, assure la psychologue. Même à l’âge adulte, certaines personnes sont à risque; le trouble alimentaire peut apparaître à la suite d’un événement marquant comme la maladie ou un divorce.»

«Un niveau de sérotonine trop bas peut dérégler les comportements alimentaires.» Dre Stéphanie Léonard, psychologue

4. Ils changent l’apparence physique : faux

«Il est vrai que les personnes diagnostiquées anorexiques sont émaciées, mais leur trouble alimentaire peut être présent un long moment avant qu’on s’en rende compte. De plus, les études démontrent que les personnes boulimiques ont un poids normal et que ceux qui font de l’hyperphagie sont souvent en surpoids, sans être nécessairement obèses», explique Mme Léonard.

5. On ne peut pas guérir d’un trouble alimentaire : faux

Des traitements efficaces existent. «Selon les données, le tiers des personnes s’en sortent dès le premier traitement. Un autre tiers fera une rechute, puis réussira après le deuxième traitement. Le dernier tiers aura du mal à s’en sortir. On peut donc dire que c’est la majorité qui s’en sort!» soutient la psychologue, qui accompagne des personnes souffrant de troubles alimentaires­.

Articles similaires

Commentaires 1

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • Nina

    Je trouve bien dommage que la psychologue ait omis de mentionner que les troubles alimentaires peuvent également toucher les personnes âgées. Parce qu’il y en a! Le texte se limite pas mal aux données de ANEB, alors que tout bon psychologue a été formé avec toutes les données et spécialement celles de A.P.A. qui sont à la fine pointe. Le texte passe pas mal sur les principaux mythes, mais le contenu est encore pas mal édulcoré, ce qui crée un effet de banalisation, un peu comme s’ils étaient un effet secondaire d’un manque d’estime de soi, de l’anxiété ou d’un événement traumatique et non un point central. En le lisant, c’est comme s’ils n’étaient pas si sérieux. Sans radicaliser au point de prétendre que personne ne s’en sortira jamais, il est manifeste que le paragraphe à la fin n’est pas cohérent. « Des traitements efficaces existent, mais 50% s’en sortent » On parlait de 20%, il y a quelques années, toujours selon les données de l’A.P.A. Si le chiffre est rendu à 50%, c’est bien tant mieux, mais il ne faudrait pas prétendre qu’il soit si aisé d’en sortir, car c’est ce que le texte sous-entend… Par ailleurs, considérant à quel point il est difficile d’obtenir un diagnostique au Québec, car il faut systématiquement être trop maigre, dans le déni et un danger pour soi-même (nombreux témoignages à cet effet de personnes en souffrant et d’intervenants), force m’amène à penser qu’il y a beaucoup de personnes qui en souffrent en silence… En espérant que ce texte amène les gens à changer leur position sur les mythes et dans l’espoir qu’un jour, les médecins et infirmières de tri à l’hôpital ne focaliseront plus seulement sur le poids de la personne pour estimer de son besoin d’aide…