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Les femmes veulent un amoureux qui travaille

Les femmes veulent un amoureux qui travaille
Photo: Métro

Les hommes célibataires au chômage peuvent pratiquement mettre une croix sur les relations amoureuses. Selon un récent sondage réalisé pour le compte d’une agence de rencontre américaine, la plupart des femmes sont tièdes à l’idée de sortir avec un chômeur.

Sur 925 femmes célibataires, seulement 4 % ont affirmé qu’elles accepteraient un rendez-vous avec un homme sans emploi. Vingt et un pour cent se sont dites néanmoins curieuses d’en rencontrer un pour savoir comment il occupe ses journées. En comparaison, 65 % des répondants ont mentionné être intéressés à sortir avec une chômeuse. «Ne pas avoir d’emploi rend certainement la tâche plus difficile aux hommes qui veulent rencontrer l’âme sœur, a souligné Irene LaCota, porte-parole de l’agence It’s Just Lunch. Il semble que ce soit l’un des rares critères à l’égard desquels les femmes continuent d’entretenir des idées à l’ancienne.»

«Les femmes ne sont pas intéressées à sortir avec un chômeur qu’elles ne connaissent pas au préalable, a résumé la sociologue et auteure Catherine Hakim. La plupart des femmes tiennent compte du revenu d’un homme dès le début, alors que la majorité des hommes accordent de l’importance à l’apparence, mais presque jamais à l’argent.»

Une série d’études montrent que les femmes continuent à se soucier du revenu de leur partenaire. En mai, un sondage réalisé pour le compte du Sunday Times a indiqué que 64 % des femmes souhaitent que leur partenaire gagne davantage qu’elles, alors qu’une étude de l’Université de Virginie a démontré que les femmes sont généralement plus heureuses quand leur mari est le principal pourvoyeur du ménage. «Les femmes qui prennent en considération le revenu sont plus susceptibles de trouver le bonheur au bout du compte», écrit l’auteur de cette étude, Bradford Wilcox.

Maria do Mar Pereira, de l’Université de Leeds, a confié à Métro que les suppositions comptent pour beaucoup dans ce phénomène. «En partie en raison de pressions sociales, les femmes savent ce qu’elles veulent et ont leur regard tourné vers le futur, alors que les hommes tiennent pour acquis qu’ils seront en couple et y pensent plus tard.»