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Montréal vu par Rebecca Makonnen

Photo: Collaboration spéciale

Du lundi au vendredi, de 8 h 30 à midi, la fana de musique anime Circuit Makonnen au 100,7 FM. Elle nous en glisse quelques mots.

Trois heures et demie au micro… Assez pour acquérir une peur maladive des soucis techniques. Mais si Rebecca Makonnen a une phobie, ce n’est pas celle d’avoir des pépins de ce genre, mais bien celle de «n’avoir rien à dire». Pourtant, on imagine mal l’animatrice passionnée être à court de mots. Elle parle toujours bien, beaucoup et avec amour d’une multitude de sujets. Musique, cinéma, gastronomie, nightlife… «Ma règle d’or, c’est de toujours mettre les auditeurs en contexte, de ne pas faire comme si je savais tout, dit-elle. Les animateurs qui font comme s’ils étaient au courant de n’importe quoi m’ont toujours foncièrement irritée.»

Diffusée sur les ondes d’Espace musique, dans la région du grand Montréal exclusivement, la plus récente émission de Rebecca, Circuit Makonnen, nous fait voyager dans la ville et dans ses coups de cœur aussi. C’est d’ailleurs de là que vient le titre de ce circuit bien à elle. «Au début, j’étais réticente à l’idée de mettre mon nom dans celui de l’émission, parce que dans la vie, je suis assez humble! Mais finalement, je me suis laissé convaincre par le concept.»

Lorsqu’on lui demande si elle a des modèles de stars du micro, Rebecca rappelle que, du temps où elle était étudiante en journalisme, étrangement, le médium qui l’intéressait le moins était la radio. Du coup, elle n’était «pas forcément une admiratrice de John Peel, par exemple». Reste qu’elle souligne à quel point ses années à C’est bien meilleur le matin, auprès de René Homier-Roy, ont été enrichissantes. «C’est un monstre tentaculaire! s’exclame-t-elle. Il a une telle écoute, un tel respect de ses chroniqueurs et un tel intérêt pour tous les sujets! C’est impressionnant.»

Celle qui compte plus de 17 700 «followers» sur Twitter (!) et qui adore communiquer par le biais de ce réseau social souligne que ce dernier lui permet de vraiment se sentir «très près» de ses auditeurs. «Souvent, quand je pose une question, je la pose sur Twitter en plus de la poser en ondes et je reçois toujours plus de réponses par tweet que par courriel», observe-t-elle.

Très interactive, à l’affût des commentaires et des réactions de ceux qui l’écoutent, elle précise qu’elle ne voudrait surtout pas être percue comme celle qui «fait juste présenter des tounes». Elle souligne d’ailleurs que, s’il y a un mythe tenace qui entoure Espace musique, c’est bien celui d’une radio «où on ne diffuse que du jazz et du classique». «Oui, dans des émissions spécialisées, comme celle d’Alain Lefèvre, mais ce n’est pas que ça. On peut très bien faire jouer du Lisa LeBlanc aussi! Et c’est exactement ça que je veux et que je vais faire…»

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