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La deuxième vie de Dracula

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

Depuis sa première montréalaise en février 2006, la comédie musicale Dracula : entre l’amour et la mort, imaginée par Bruno Pelletier a fait bien du chemin. Après une centaine de représentations au Québec et une virée en France en janvier dernier, l’histoire imaginée par Bram Stoker et remise au goût du jour par Roger Tabra est maintenant disponible en DVD. Métro s’est entretenu avec l’instigateur du projet et l’interprète de Dracula, Bruno Pelletier.

Pourquoi avoir décidé d’immortaliser sur DVD cette comédie musicale?
Il fallait le faire parce que le Dracula que l’on a créé, méritait d’être archivé. Il fallait dire qu’ici, il y a eu des artistes qui ont mis la main à la pâte et qui ont décidé de monter une œuvre entièrement québécoise.

Pourquoi vous êtes-vous intéressé à l’histoire de Dracula particulièrement?
Ça n’a rien à voir avec une fixation morbide sur le côté gothique du personnage. C’est plutôt un en voyant le film Dracula, de Coppola, en 1992, que le déclic s’est fait. En le voyant, j’ai trouvé que c’était un super thème à mettre en scène. Tout le monde connaît Dracula, mais il fallait voir ce qu’on en ferait pour que ça soit encore intéressant en 2006. C’est comme ça que le projet est né.

En plus de jouer Dracula, vous êtes aussi directeur artistique. Qu’est-ce que ça implique?
Au départ, c’était surtout de m’assurer que mon idée de base ne soit pas calquée sur tous les pastiches, les déguisements d’Halloween et les vieux films de Christopher Lee. C’était de toucher à quelque chose d’un peu plus profond qui vient du roman. Aujourd’hui, mon rôle se limite pratiquement à celui d’interprète.

Vous avez joué dans les comédies musicales Starmania, La légende de Jimmy et Notre-Dame-de-Paris. Comment ces expériences vous ont-elles aidé pour la création de Dracula?
Ç’a été une école extraordinaire, car je ne viens pas de la comédie musicale. J’ai compris que j’avais un potentiel pour bouger, jouer et chanter et je me suis rendu compte que j’adorais entrer dans la peau d’un personnage qui n’était pas Bruno Pelletier.

Qu’est-ce que l’avenir réserve à la comédie musicale?
On attend de savoir si on part en Asie et en Europe en 2009. À partir du moment où on saura si on part, on regardera qui est prêt à partir avec nous. On est en train de bâtir quelque chose qui va durer dans le temps. On est une des rares comédies musicales québécoises qui a réussi à aller aussi loin. 

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