Culture

David Guetta devant des milliers de fêtards au Bal en blanc

Le DJ français David Guetta en a fait du chemin depuis ses premiers sets en 1984 au club Broad de Paris. Il est aujourd’hui dans le Top 10 mondial, grâce à une série de hits et de prestations prestigieuses qu’il enfile depuis quelques années maintenant.

Des événements comme le Bal en blanc, où il jouera dimanche pour la deuxième fois, sont désormais habituels pour le gars, qui, l’été dernier, a joué devant 200 000 personnes à la Place de la Bastille, à Paris. «Mais c’était exceptionnel, explique-t-il au bout du fil. C’était lors de la Techno Parade, une grosse fête extérieure. Cela dit, il m’arrive en effet de jouer pour beaucoup de monde…»

Le minimum, c’est 500 personnes, et il aime ça tout autant que les gros trucs : «Il est essentiel pour moi de jouer dans des gros événements autant que dans des clubs, simplement parce que chacun m’apporte quelque chose. Jouer pour 15 000 personnes, c’est comme piloter un gros bateau, tu ne peux pas faire n’importe quoi, tandis que dans le petit club, tu peux te permettre d’explorer et de tenter des choses. J’aime beaucoup l’intimité d’un club, mais jouer dans un événement comme le Bal en blanc, c’est quand même un ego trip sympa! C’est une énergie incroyable.»

Il va d’ailleurs se payer tout un trip cet été : il a réservé le Stade de France le 5 juillet et compte y attirer 40 000 personnes pour l’entendre…  Entre-temps, David aligne les soirées, petites et grandes, autour du globe.

Il est en train d’effectuer une tournée nord-américaine (on l’a joint entre Vancouver et Calgary) qui va le mener, après le Bal en Blanc, au Winter Music Conference, à Miami. Ça amène un autre point de comparaison : le climat des villes où il joue…
 
Au Bal en blanc, au Palais des congrès, 1001, place Jean-Paul-Riopelle, dimanche de 21 h 30 à midi lundi, 100 $, balenblanc.com, davidguetta.com

Autres suggestions de sorties:

The Raveonettes

Avis à tous : les Raveonettes sont de retour, plus morbides que jamais! Malgré l’accueil mitigé qu’a reçu son deuxième album en 2005, le duo danois n’a pas perdu sa fascination pour le garage rock et ses poncifs. En effet, personne d’autre n’avait su reprendre le style saturé d’écho et de réverbération des Jesus & Mary Chain mieux que ne l’avaient fait Sune Rose Wagner and Sharin Foo sur leur premier CD, Chain Gang of Love, qui a fait un tabac en 2003. Eh bien, leur tout nouveau CD, Lust Lust Lust, fait mieux encore en adaptant ces influences à une écriture et à une production plus dépouillées et plus pop à la fois. C’est un trip esthétique, certes, mais il est parfaitement maîtrisé et très riche.

Avec Black Acid, au club Les Saints, 30, rue Sainte-Catherine Ouest, samedi à 21 h, 20 $, theraveonettes.com

Caribou

C’est un drôle de parcours que celui de Daniel Victor Snaith, né en 1978 à Dundas, en Ontario. Il était destiné à une carrière de mathématicien comme son père et sa sÅ“ur, mais il a plutôt choisi de faire de la musique! Ce fut un choix heureux, puisque le gars a atteint le sublime dès son premier album, Start Breaking my Heart en 2001, et qu’il n’a toujours pas fléchi quatre albums plus tard. D’abord construite à partir d’échantillonnages, puis avec l’apport d’un groupe en bonne et due forme, sa musique cherche constamment à émouvoir sans pour autant tomber dans les clichés ou les conventions. D’où l’originalité! Son dernier-né, Andorra, distille une naïveté plaisante qui fait penser à un amalgame des Beach Boys et de Stereolab… On est loin des algorithmes!

Avec Fuck Buttons, à La Tulipe, 4530, avenue Papineau, dimanche à 21 h, 18 $, caribou.fm

Articles récents du même sujet