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Noir Silence: Le côté obscur de la force

geneviève vézina-montplaisir, métro

Pour son grand retour sur la scène québécoise, la formation Noir Silence présentait en mars, l’album concept Immortel­lement célèbre. Un retour sur disque pas très jojo, près de 10 ans après la dissolution groupe, où l’on suit le parcours psychologique d’un tueur en série. Un tournant beaucoup plus sombre et rock pour ceux qui nous donnaient en 1995, On jase de toi. Métro s’est entretenu avec le chanteur Jean-François Dubé du spectacle que donnera Noir Silence aux Francos et du retour du groupe prodige de la Beauce.   

Avec un album concept, présentez-vous un spectacle concept?

Oui. On fait un spectacle qui tourne exclusivement autour de l’album. C’est un disque qui raconte l’histoire d’un personnage qui était un tueur fou. On rentre dans sa tête, dans son espèce de délire. Ça risque d’être assez sombre comme spectacle, mais en même temps, ça va être spectaculaire. On va avoir des projections sur écrans géants pendant que le groupe va jouer. On a glissé aussi des anciennes chansons de Noir Silence qui entraient bien dans le concept, le tout réarrangé.

Comment est l’accueil du public depuis votre retour?

C’est écÅ“urant! Je ne m’attendais pas à ça. J’ai eu tellement d’amour depuis le début du mois. C’est le fun de voir l’héritage musical qu’on a laissé. Il y a des fans de l’époque, qui avaient 15-16 ans, qui ont maintenant 27-28 ans, qui amènent leurs enfants à nos spectacles et ils connaissent les paroles des chansons qui ont été écrites dans les années 90!

Le nouveau virage rock progressif a-t-il été bien accueilli par vos fans?

Oui. Quand on a sorti l’album, on était très nerveux de voir la réaction des gens, de voir ce qu’ils allaient comprendre. Est-ce qu’ils vont penser qu’on est là pour encenser les tueurs fous? Ce n’est pas ça du tout. C’est vraiment un questionnement social sur un phénomène qui est de plus en plus fréquent. C’est le fun de voir qu’on n’est plus étiquetté à une chanson : On jase de toi.

Les divergences qui ont mené à la dissolution du groupe se sont-elles estompées?

Oui, parce qu’à l’époque, on était confronté à plusieurs frictions du fait qu’on était 24 h sur 24 ensemble, 365 jours par année. Aujourd’hui, je pense qu’il y a beau­­­-coup de respect entre les membres du groupe. On apprend à négocier avec nos forces et nos faiblesses. C’est peut-être la sagesse qui rentre!

Plusieurs groupes se remettent ensemble ces temps-ci. Votre retour était-il calculé?

Non, c’est quelque chose qu’on sentait qu’on avait besoin de faire. Noir Silence, c’était comme un char qu’on avait laissé sur quatre blocs. C’était intéressant de voir comment cette machine allait per-former en 2008. C’était peut-être un peu pour la nostalgie aussi. À 19 ans, on avait fait le tour du Québec et on avait des Félix. À 35 ans, on ne s’attend pas à avoir le succès qu’on avait à l’époque, mais si on peut juste prendre une bouchée dans le gâteau, on va profiter de cette bouchée!

Noir Silence
Au Club Soda
Samedi à 19 h

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