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Amylie : Née sous une bonne étoile

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

L’expression est souvent surutilisée, mais «née sous une bonne étoile» va comme un gant à l’auteure-compositrice-interprète Amy­lie, qui vient tout juste de lancer son premier album, Jusqu’aux oreilles.

À 16 ans, alors qu’elle participe à une comédie musicale, la jeune femme originaire de Mascouche découvre qu’elle peut chanter. De fil en aiguille, elle réalise que la musique est une autre façon de s’exprimer que le théâtre. Elle préfère finalement la musique au théâtre, parce c’est plus proche d’elle et aussi plus libre.

Puisque Amylie s’est toujours dit qu’elle ferait quelque chose qu’elle aimerait dans la vie, elle met tout en Å“uvre pour que sa carrière prenne son envol. Après avoir enregistré quelques chansons, elle se rend chez Audiogram pour déposer sa petite maquette. Croyez-le ou non, elle reçoit un appel la journée même!

Ce genre d’histoire qu’on ne voit habituellement que dans les contes de fées, c’était il y a deux ans et demi. Aujourd’hui, Amylie lance un album dans lequel elle se plait à mélanger la musique soul et francophone et à nous chanter ses émotions de façon ludique et poétique.

Mais, entre la journée où Audiogram lui a téléphoné pour lui proposer de la rencontrer et la parution de son premier disque, il y a eu tout un processus qui a permis de s’affirmer.

«On a pris deux ans à faire l’album, ce qui fut assez long, mais très bien pour moi, parce que j’ai pu apprendre comment fonctionne le milieu et voir ce que c’est vraiment de faire ça comme travail, affirme la chanteuse, aujourd’hui âgée de 26 ans. J’ai eu le temps de plus
assumer qui j’étais avec la musique puisque ça ne faisait pas très longtemps que j’en faisais.»

Ces deux années de travail lui ont donc permis de parfaire son jeu à la guitare et au piano, elle qui est auto­didacte et qui a presque appris à jouer par magie.

«J’ai commencé à jouer de la guitare avec mon instinct. J’ai placé mes doigts où ça faisait le moins mal et où ça sonnait le mieux, souligne celle qui est devenue une musicienne aguerrie. Le piano, c’est arrivé plus tard. Ce n’était pas très beau au début, mais j’étais capable de chanter sur mes pianotements, et plus ça allait, plus j’étais capable de jouer.»

Franco-soul

La période de gestation de son premier album, Amylie ne l’a pas vécue seule. C’est aux côtés du réalisateur JF Lemieux qu’elle a développé son univers musical. Ce dernier est d’ailleurs bien particulier parce qu’il marie le soul et la chanson francophone, deux styles que plusieurs artistes ont tenté de marier, mais souvent sans succès. Quel est donc son secret pour avoir réussi où la plupart ont échoué?

«Je me suis dit « OK, je vais écrire en français », même si je n’écoutais que de la musique en anglais, explique-t-elle. J’ai écouté beaucoup de Stevie Wonder, d’Ella Fitz­gerald, de Billie Holly­day et de Cat Power. J’ai analysé comment étaient faites les mélodies, mais aussi les sonorités et surtout le rythme qu’il y a dans les paroles de la musique anglophone. J’ai observé ce qui m’accrochait dans tout ça et j’ai essayé de trouver comment le faire en français.»

Les fruits de cette recher­che peuvent maintenant être entendus sur Jusqu’aux oreilles, un disque qu’elle a concocté dans le bonheur et qu’elle est maintenant prête à défendre sur le chemin pas toujours drôle de la musique au Québec.

«Avec mon expérience de production de CD, je sais maintenant que tout, pour me rendre à Audiogram, a été un conte de fées, concède celle qui ne s’est jusqu’à maintenant produite que dans des petits bars et des cafés. Je sais qu’il y a maintenant une part de vraie vie et de conte de fées, et je m’attends à travailler fort.»

Jusqu’aux oreilles
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