Culture
06:00 29 août 2018 | mise à jour le: 3 septembre 2018 à 09:58 Temps de lecture: 5 minutes

Judas Priest: «On apprécie chaque minute»

Judas Priest: «On apprécie chaque minute»
Photo: Getty ImagesLAS VEGAS, NV - NOVEMBER 14: (L-R) Singer Rob Halford, guitarist Glenn Tipton and bassist Ian Hill of Judas Priest perform at The Pearl concert theater at the Palms Casino Resort as the band tours in support of the album "Redeemer of Souls" on November 14, 2014 in Las Vegas, Nevada. (Photo by Ethan Miller/Getty Images)

Rien ne semble arrêter Judas Priest. Actifs depuis des décennies, les pionniers du heavy métal seront de passage à Montréal ce soir, puis à Québec demain, à l’occasion d’une tournée pour leur plus récent album, Firepower, lancé en mars dernier. Métro a discuté avec Ian Hill, bassiste et dernier membre du groupe présent depuis le début.

Quand vous avez fondé Judas Priest, il y a presque 50 ans, pensiez-vous être toujours là en 2018?
Je serai heureux d’être là à la fin de la semaine! (Rires) À vrai dire, nous n’y pensions pas vraiment. Quand nous avons commencé, c’était vraiment un passe-temps. Puis est arrivé un moment décisif où nous recevions des offres pour jouer à plus de 300km de la maison et où nous ne pouvions plus faire ça tout en ayant un emploi. C’est à ce moment-là que nous avons vraiment commencé à travailler, à faire du groupe une carrière et pas seulement un passe-temps. Aucun d’entre nous ne réalisait alors que nous le ferions toujours aujourd’hui.

Firepower est votre 18e album. Est-ce devenu plus difficile de créer du nouveau matériel avec les années?
Ça n’a pas changé, à vrai dire. Nous avons une formule qui fonctionne. Richie [Faulkner, guitariste] et Glenn [Tipton, aussi guitariste] apportent leurs propres riffs, ils se réunissent et parcourent leurs idées, utilisant un élément ici, un autre là, jusqu’à obtenir un brouillon. Puis, Scott [Travis, le batteur] ajoute ses parties de batterie et je mets mes lignes de basse, et au moment où nous entrons en studio, tout le monde a une bonne idée de ce que nous allons faire. C’est comme ça depuis le premier jour, et ça marche bien pour nous.

Dès que j’ai entendu le matériel brut [pour Firepower], j’ai su que cet album allait être puissant, parce que le matériel était tellement bon! Ça s’est avéré, et je salue les producteurs, Tom Allen, Andy Sneap, et l’ingénieur Mike Exeter, qui ont fait un travail formidable pour la production de l’album.

«On rencontre de nouvelles personnes merveilleuses, en plus de jouer de la musique. Qu’y-a-t-il de mieux?» – Ian Hill, bassiste de Judas Priest, qui ne se sent aucunement fatigué de faire de la tournée.

Comment expliquez-vous votre regain de popularité avec votre dernier album?
Je pense que la radio y est pour quelque chose. Les stations ont fait tourner quelques pistes de Firepower, et je crois que cela a beaucoup influencé la jeune génération, qui est venue nous voir quand nous avons commencé la tournée aux États-Unis au début du mois de mars. Nous étions étonnés de voir le nombre de jeunes dans le public. Je pense que tout ce temps d’antenne accordé à Firepower et à Lightning Strike, entre autres, a piqué la curiosité des gens. J’ai vu des gens chanter sur les nouvelles chansons. C’est génial!

Pour cette tournée, allez-vous vous concentrer sur vos chansons les plus récentes ou plutôt jouer vos classiques?
Ce sera un mélange des deux. Nous sommes limités dans le temps, étant donné que nous sommes deux têtes d’affiche [avec Deep Purple]. Nous avons dû laisser tomber certaines chansons, mais il y aura au moins trois morceaux du nouvel album. Bien sûr, vous entendrez des succès, car de toute évidence, beaucoup de gens viennent pour les entendre. Nous allons essayer de puiser parmi nos chansons les plus anciennes que nous n’avons pas jouées depuis un moment.

Quelle est la plus grande différence pour vous entre les tournées maintenant et celles que vous faisiez lorsque vous étiez plus jeunes?
C’est un peu plus facile maintenant! (Rires) Grâce à l’argent, nous pouvons nous permettre de voyager confortablement. Les tournées ont encore parfois un itinéraire un peu bizarre, vous savez, dans toutes les directions. Je me souviens que, dans nos premières années, nous sommes allés en Norvège en janvier et nous dormions dans la camionnette. Nous mettions un matelas sur notre équipement et nous dormions dessus. Pour nous laver, il fallait trouver des toilettes publiques. Cependant, nous avons apprécié chaque minute de cette aventure. Ç’a été une expérience formidable. Bien sûr, nous pouvons voyager un peu plus confortablement aujourd’hui.

Après cette tournée, avez-vous d’autres projets? Que prévoyez-vous faire?
Nous planifions des spectacles pour le printemps prochain, à différents endroits, et je pense que nous allons probablement jouer jusqu’au début de l’été. Après, je crois que nous prendrons un peu de temps libre, voir où nous en sommes. Est-ce que nous allons continuer à tourner avec Firepower ou bien rentrer et commencer un nouvel album? Nous n’avons pas encore pris de décision à ce sujet, évidemment. Nous verrons l’été prochain.

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