Misteur Valaire: Attaque à cinq
Il fallait bien que quelqu’un le fasse : pondre un album en hommage à Gordon Bombay. Vous savez, le coach de hockey pee-wee interprété par Emilio Estevez dans The Mighty Ducks (Jeu de puissance au Québec), la série de films produite par Walt Disney au milieu des années 1990?
Si la plupart des cinéphiles ont oublié ce sympathique personnage, les membres de Misteur Valaire, eux, tenaient à saluer sa mémoire. «Ce gars-là nous a influencés par son positivisme et ses belles valeurs», affirme Luis en entrevue.
Il s’en est toutefois fallu de peu pour que la nouvelle galette du quintette électro s’intitule Cool Runnings (ou, en version française, Rasta Rockett), car c’est cette comédie que Jules, DRouin, To, France et Luis cherchaient au club vidéo cet hiver, quelques jours avant leur départ pour Vancouver.
«Après avoir écrit Lillehammer, on voulait louer un DVD qui allait nous mettre dans l’ambiance des Jeux, mais on ne l’a jamais trouvé dans les rayons», raconte Luis, mentionnant au passage qu’il avait pu apprécier les exploits romancés de l’équipe jamaïcaine de bobsleigh sur le vol Montréal-Vancouver, dans la cadre d’une programmation spéciale olympique.
Outre Gordon Bombay et Lillehammer, le troisième disque de MV propose neuf chansons témoignant de l’évolution d’un groupe dite alternatif qui flirte de plus en plus avec les radios populaires. L’audacieux cocktail instrumental répond toujours à l’appel, mais cette fois, il s’accompagne de plusieurs collaborations vocales. Celles-ci donnent à l’ensemble une saveur résolument plus pop.
Parmi les invités du groupe, citons Fanny Bloom de La Patère Rose sur November Number 3, Giselle des Hot Springs sur Mojo Ego, ainsi que James Di Salvio et Liquid de Bran Van 3000 sur le premier extrait de l’album, Ave Mucho. Mariant dance, jazz et hip-hop old school, la pièce présente une mélodie instantanément accrocheuse, ce qui n’était pas nécessairement le cas des précédentes offrandes du groupe.
«On a fait le ménage dans nos idées. Ça nous a permis de mettre de l’avant les mélodies, indique Luis. Notre but, c’était que les gens retiennent nos tounes pour qu’ils puissent les fredonner après.»