Nicholas Sparks: écrivain malgré lui
Malgré la quasi-vingtaine de romans à son actif, l’écrivain américain Nicholas Sparks admet d’emblée que, pour lui, écrire n’est pas une chose facile. «Ça n’a jamais été quelque chose de naturel chez moi, explique-t-il. Mais j’aime les défis. Et quand je fais quelque chose, peu importe ce que c’est, je veux toujours obtenir le meilleur résultat possible… C’est d’ailleurs pourquoi je n’ai jamais commencé à jouer au golf, je passerais mes journées à essayer de m’améliorer! De la même façon, je souhaite que chaque nouveau roman soit le meilleur que j’aie jamais écrit!»
Le talent de Nicholas?Sparks ne semble toutefois plus à confirmer. Celui qui est considéré comme «l’auteur des romans d’amour les plus lus dans le monde» a vu son Å“uvre maintes fois adaptée au grand écran, notamment avec The Notebook, A Walk to Remember et Message in a Bottle. Encore une fois, Le porte-bonheur (The Lucky One, en version originale), le roman qu’il présente au Salon du livre de Montréal, fait présentement l’objet d’un tournage mettant en vedette Zach Efron.
Dans Le porte-bonheur, on suit un jeune soldat qui, alors qu’il est en Irak, trouve par hasard le portrait d’une jeune femme. Intrigué, il finit par avoir l’impression que cette photo est un porte-bonheur et qu’il a une dette envers la femme qu’on y voit. Une fois rentré aux États-Unis, il traverse le pays à pied pour tenter de la retrouver… «C’est probablement le premier roman que j’écris qui m’a été inspiré par une image, affirme Sparks. J’habite en Caroline du Nord, une région très militarisée des États-Unis, et j’ai eu cette image de l’un de ces militaires trouvant une photo à moitié enterrée dans le sable et je me suis demandé ce qui arriverait… C’est de là que vient l’histoire.»
L’écrivain, pour qui le destin est une thématique récurrente, n’est pas super-stitieux pour autant. «Je crois que des événements se produisent pour nous guider sur un chemin, mais à partir de là, c’est à nous de décider de suivre ou non ce chemin», affirme-t-il. C’est justement le hasard qui a mené Nicholas Sparks sur la voie des romans d’amour. «Quand j’avais 28 ans, j’avais déjà écrit quelques romans, mais n’avais jamais été publié. J’ai décidé de donner une nouvelle chance à l’écriture, raconte-t-il. Le grand-père de mon épouse venait de mourir, et lui et sa femme avaient toujours été très amoureux… C’était très triste vers la fin. Je suis parti de cette histoire toute simple, sans savoir si les gens allaient apprécier…» Cette «histoire toute simple» est devenue… The Notebook. «Je me suis donc dit : « J’ai intérêt à refaire ça! » lance l’auteur en riant. Je suppose que si The Notebook avait été un échec, j’aurais peut-être été forcé de bifurquer vers les romans d’horreur!»
Nicholas Sparks
Au Salon du livre de Montréal
Aujourd’hui de 13 h à 15 h et de 18 h à 20 h