Gaëtan Roussel en solo, mais pas seul
Le leader de Louise Attaque, Gaëtan Roussel, a tenté l’expérience solo pour la première fois l’an dernier avec Ginger, une Å“uvre au style très différent de ce qu’il avait fait précédemment et sur laquelle il collabore avec de nombreux musiciens. Métro s’est entretenu avec le musicien qui sera bientôt de passage à Montréal.
Comment Ginger se traduit-il sur scène?
Sur scène, j’ai essayé d’être assez proche du disque dans certains arrangements auxquels
je tenais, comme la présence de beaucoup de chÅ“urs, de beaucoup de claviers… On est huit sur scène, ce qui est beaucoup. Et je crois que, s’il y a quelque chose qui diffère, c’est que, si le disque a une résonnance un peu pop, je dirais que la scène a une tendance à aller plutôt vers le rock, une certaine énergie que j’aime.
Ginger est votre premier album solo et il a remporté les honneurs aux Victoires de la musique dernièrement : est-ce que cela vous a rendu particulièrement fier puisqu’il s’agissait de votre projet?
Ça fait plaisir parce que je ne savais pas du tout où me mènerait cette trajectoire solo. Je suis heureux surtout d’avoir fait quelque chose avec cÅ“ur et que ça puisse résonner, et que les gens me montrent que ça les a touchés. Il y a tout de même un petit goût particulier à ce prix, parce que c’est une aventure nouvelle pour moi, mais si un jour je reprends Louise Attaque et qu’on est récompensés, je serai tout aussi heureux.
Comment savez-vous qu’un projet est plus approprié pour Louise Attaque, pour Tarmac ou pour le solo?
L’occasion fait le larron! Avec Louise Attaque, après la tournée du troisième disque, on a décidé de faire une pause. Chacun s’est donc retrouvé avec la possibilité de faire un projet de son côté. C’est ce qui m’a mené à rencontrer d’autres artistes, à travailler avec d’autres gens et à ce qu’un disque solo puisse exister. Pour moi, c’était l’occasion puisque j’avais l’espace pour le faire.
On sait qu’un retour de Louise Attaque n’est pas exclu. Croyez-vous que le prochain album sera teinté du style disco-punk que vous avez adopté en solo? Ou reviendrez-vous au son propre au groupe?
On reviendrait chacun avec nos bagages, c’est normal, puisque ce qui fait un groupe, c’est le mélange des influences de chacun, des aventures personnelles de chacun. Ce qui m’attirait dans le solo, ce n’était pas de rester recroquevillé tout seul, mais d’avoir la possibilité de jouer avec plein de gens. Alors qu’en groupe, ce n’est pas ça le but. Quand on est en groupe, ce qui fait le son, c’est de se mettre les quatre ensemble, dans notre cas, et de créer quelque chose. Tandis que là, j’ai décidé de travailler avec plein de personnes différentes.
Ça fait un an que Ginger est sorti. Que prévoyez-vous pour la suite?
Pour l’instant, ça serait plutôt quelque chose en solo. Il n’y a rien de certain, mais c’est très présent dans ma tête. C’est sûr qu’il y a des éléments que j’aimerais garder, mais il ne faut pas non plus refaire deux fois le même disque. Si je n’avais pas été avec des gens que je ne connaissais pas pour Ginger, je n’aurais pas appris tout ce que j’ai appris. Des fois, ça fait un peu peur, mais je pense que ça vaut le coup.
Gaëtan Roussel
À L’Astral
Le 16 avril à 20 h
À la Maison des arts de Laval
Le 17 avril à 20 h