La jeunesse en vedette au FTA
Le public aura l’occasion de voir de «nouveaux visages» au Festival TransAmériques (FTA), dont la programmation a été dévoilée lundi. Et il s’agit d’un choix conscient de la directrice générale et artistique du rendez-vous, Marie-Hélène Falcon. «Le choix des Å“uvres qu’on présente a été motivé par le désir de mettre en valeur d’autres générations, une jeunesse artistique qui peine à trouver des lieux où s’exprimer, assure-t-elle. C’est une tendance que j’ai pu observer un peu partout dans le monde : le désir de donner la parole aux jeunes artistes.»
Le FTA s’ouvrira sur Trust, un spectacle mêlant théâtre et danse, des Allemands Falk Richter et Anouk Van Dijk. «C’est une pièce criante d’actualité, qui trace le portrait d’une génération en quête de repères», note Marie-Hélène Falcon. La grande majorité des 31 spectacles et événements qui seront présentés au FTA – un nombre record pour ce festival – traitent de sujets humains, qui s’inscrivent dans l’actualité.
Avec Tempest : Without a Body, le chorégraphe néo-zélandais Lemi Ponifasio propose un «plaidoyer pour les espèces menacées, animales et humaine», expose la directrice. Pororoca, de la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues, montre pour sa part comment la vie s’organise dans les favelas au moyen de la danse, alors que Yume No Shiro, du dramaturge Daisuke Miura, offre une critique sociale de la jeunesse japonaise.
Danse, théâtre, musique, multimédia : cette cinquième édition est plus hybride que jamais. Selon Marie-Hélène Falcon, cette réalité reflète la façon de créer de l’artiste d’aujourd’hui. Le metteur en scène Martin Faucher, conseiller artistique au FTA, abonde dans le même sens : «On est intéressés par les artistes qui privilégient un langage scénique différent, qui sont à la recherche d’esthétiques fortes. Plusieurs d’entre eux veulent transformer le regard du spectateur sur le théâtre.»
Ainsi, dans Behind : une danse dont vous êtes le héros, de la chorégraphe montréalaise Marie Béland, les danseurs, d’abord cachés derrière des panneaux, sont dévoilés peu à peu au public au moyen de divers indices sonores et visuels. Avec Bodies in Urban Spaces, les artistes suivront un parcours chorégraphié dans la ville.
Hormis les spectacles et des discussions avec les artistes, deux expositions seront aussi présentées au FTA : Porte du non-retour, dès le 28 avril à la Maison de la culture Frontenac, et SoleNoid, à la Place des Arts dès le 17 mai.
Vive le Québec!
Bien que le Festival TransAmériques invite chaque année des artistes venus de partout au monde, plusieurs créations du Québec sont à l’honneur pour la cinquième édition de l’événement.
- Moi qui me parle à moi-même dans le futur : On décrit ce spectacle de Marie Brassard comme une «création en direct, un autoportrait» de l’artiste.
- Octobre 1970 : Martin Genest signe une adaptation sur scène du film de Pierre Falardeau Octobre.
- S’envoler : La Montréalaise Estelle Clareton signe ce spectacle qui s’annonce comme une «métaphore animale sur l’autonomie».
- Mille anonymes – hommage aux sociétés disparues : Daniel Danis utilise une «écriture trouée» dans ce spectacle contemporain.