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Lil Wayne: Ovation pour un ex-détenu

Marc-André Lemieux - Métro

Présence policière accrue aux abords du Centre Bell mercredi soir pour le concert de Lil Wayne. Rien de nouveau pour ce rappeur américain largement habitué à côtoyer les forces de l’ordre, lui qui a passé la majeure partie de 2010 incarcéré dans une prison new-yorkaise pour possession illégale d’arme à feu.

Les fouilles corporelles aux différentes entrées de l’amphithéâtre ont tout sauf refroidi les ardeurs des 8 700 fans de l’enfant terrible, lesquels l’ont acclamé à tout rompre pendant près de 120 minutes. Cet enthousiasme débordant n’a pas échappé au principale intéressé. «À cause de toute cette merde que j’ai dû endurer aux douanes, je m’étais juré de ne plus remettre les pieds au Canada, mais à cause de vous, je viens de changer d’idée», a-t-il déclaré avant le rappel.

Ponctuel, Dwayne Michael Carter Jr est apparu à la foule à 21h25 tapant, sous une pluie d’étincelles et un vrombissement à vous déchirer les tympans.

Portant son célèbre uniforme (casquette, lunettes fumées, bermudas taille basse et bas blancs mi-mollets), la star de 28 ans a ouvert les hostilités avec I’m Going In avant d’enchaîner avec l’irrésistible Look At Me Now, un tube tiré du dernier opus de Chris Brown.

Lil Wayne a beau cultiver son image de mauvais garçon et multiplier les gros mots dans ses chansons, ça ne l’empêche pas d’exprimer haut et fort son appréciation pour son public. «Veuillez m’excuser si ce soir, je répète des merdes comme « j’aime chacun d’entre vous », parce que je ne suis rien sans vous!» a-t-il lancé d’entrée de jeu.

Comme tout bon roi du hip-hop qui se respecte (ou pas), Lil Wayne a souvent fait appel à des danseuses légèrement vêtues dont les déhanchements semblaient tout droit sortis d’un mauvais clip sexiste de la fin des années 1980. Preuve à l’appui, quatre d’entre elles ont passé la quais totalité de Got Money le derrière dans les airs…

Un mot sur l’immense écran géant qui dominait la scène: en plus d’abriter un DJ sur son deuxième palier, il s’amusait à montrer des images des spectatrices dans la salle… des images prises à partir d’une caméra coquine qui se perdait parfois dans le décolleté de ces jeunes demoiselles. Mais ne craignez pas pour elles: à voir leurs visages s’illuminer dès que les projecteurs se braquaient sur elles, on sentait bien que les indiscrétions de l’appareil leur plaisaient.

Parmi les meilleurs moments du spectacle, citons une brève mais intéressante portion acoustique durant laquelle le petit homme tatoué a entonné How to Love, un morceau tiré de That Carter IV, un album à paraître le 29 août prochain.

Au rayon des absurdités, notons BedRock, durant laquelle quatre danseuses vêtues de leurs pyjamas à pattes se sont livrées à une bataille d’oreillers étonnamment grand public.

Soulignons aussi qu’au lendemain du concert, le Service de police de la Ville de Montréal ne rapportait aucun incident majeur lié à l’événement.

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