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The Whistleblower: l'enjeu humain

Larysa Kondracki est née à Toronto, d’une mère ukrainienne. Au début des années 2000, elle découvre l’histoire de Kathryn Bolkovac, une policière américaine qui a mis au jour des liens entre les Nations Unies et un important trafic de femmes en Bosnie.

C’est là que lui est venue l’idée du film The Whistleblower, un sombre suspense mettant notamment en vedette Rachel Weisz, Vanessa Redgrave, Monica Bellucci et David Strathairn.

«Les recherches ont été longues et exhaustives, se rappelle la cinéaste, jointe en Californie. Mon co-scénariste et moi avons parcouru l’Europe de l’Est pendant deux ans, explique Kondracki.

«Nous avons rencontré des gens haut placés aux Nations Unies et au sein des autorités officielles du gouvernement. Nous nous sommes entretenus avec des trafiquants et des victimes, des ONG sur le terrain, des personnes qui se battent pour enrayer la situation.»

Afin d’ajouter au réalis­me de cette fiction inspirée de sa propre vie, Kathryn Bolkovac a participé au processus de création, alimentant la metteure en scène de conseils et d’informations. Elle lui a entre autres indiqué quelles personnes interroger et s’est même retrouvée sur le pla­teau avec Rachel Weisz. Après toutes ces recher­ches et ces rencontres, il fallait choisir ce qui allait se retrouver à l’écran.

«C’est possiblement ce qui a été le plus difficile à déterminer», avoue la réalisatrice, qui en est à son premier long métrage. «Je pense que nous avons gardé l’essentiel du sujet, son cœur et son âme. Pour être honnête, on a dû laisser tomber plusieurs éléments incroyables… Hollywood aurait certainement agi autrement afin d’en mettre plein la vue. Mais notre quête principale était la recherche de la vérité.»

Tout passe par le combat d’une femme contre la cor­ruption du système. Un schéma qui se trouve dans les principales inspirations de The Whistleblower (sa créatrice avoue adorer les  films Serpico, All the President’s Men et autres The Insider) et qui devait servir la cause d’une femme com­me les autres.

«C’était important qu’elle ne soit pas un super-héros, maintient Larysa Kondracki. Elle n’a pas de pouvoir particulier. C’est une mère de famille moyenne. C’est ce qui fait en sorte qu’on s’attache à elle. On réalise que cela pourrait nous arriver.»

Moment idéal?

Bien que The Whistleblower soit terminé depuis décembre dernier, ce n’est que maintenant qu’il prend l’affiche en salle. «C’est une décision du distri-buteur d’arriver à la fin de l’été pour contre­ba­lan­­cer les grosses productions», relate la cinéaste Larysa Kondracki. «Les gens retournent à l’école et peut-être qu’ils veulent recommencer à penser un peu.»

The Whistleblower

En salle dès vendredi

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